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EN TETE A TETE AVEC MARGOT DUMONT

C’est toujours extrêmement plaisant de discuter avec quelqu’un d’aussi passionnée que la pétillante Margot Dumont. La journaliste de beIN SPORTS est, depuis toute petite, une fan inconditionnelle du ballon rond. Très disponible et d’une grande gentillesse, c’est une très belle rencontre que j’ai le plaisir de vous présenter sur le Blog de Jayjay. La native de Lyon, toujours souriante et ravie de vivre de sa passion, se livre pour le plus grand bonheur des lecteurs du Blog de Jayjay.

Bonjour Margot, depuis toute petite, tu es passionnée de football. Peux-tu nous parler de ton enfance en général et de ta relation avec le football? Dans ton enfance, as-tu évolué dans un club?

J’ai grandi à Lyon dans le joli quartier de la Croix-Rousse. J’avais toujours un ballon avec moi. A l’école, après les cours et les week-ends, je passais mon temps à jouer au foot avec mes potes. J’ai joué six mois à Caluire avec des filles quand j’avais huit ans, mais ça ne m’a pas plu. J’ai donc passé ma jeunesse à jouer tous les jours ou presque avec des garçons aux quatre coins de Lyon.

A l’âge de 22 ans, tu vas jouer au FF Issy et après la découverte du foot féminin en équipe réserve, tu vas évoluer en première division du Championnat de France Féminin. Peux-tu nous expliquer ton adaptation du football en club? Comment s’est passée cette saison dans l’élite?

Tout est allé super vite. Je m’inscris dans ce club et six mois après j’évolue en Division 1. Je débute même titulaire contre le Toulouse Football Club. On gagne 4 à 2, il y avait du monde dans les tribunes. C’était super, car j’ai réalisé un rêve de gosse : évoluer au plus haut niveau français du football. Même si j’ai joué peu de match, cela reste une magnifique expérience qui me sert encore aujourd’hui dans mon travail. Je n’ai pas pu persévérer et continuer car je n’étais pas payée et ma carrière à beIN a commencé à décoller. J’ai donc dû faire un choix.

Tu as choisi une carrière de journaliste à la place de joueuse de football de haut niveau. Pourquoi ce choix? Prends-tu plus de plaisir derrière un micro ou derrière un ballon?

 C’est un choix logique en fait… C’est simple : imagine que tu aies le choix entre une carrière à beIN avec tout ce que cela comporte de beau et notamment un salaire fixe, ou celui d’une carrière en Division 1, sans être rémunérée, sans être certaine de jouer tous les matchs, avec le risque qu’une blessure te freine et surtout sans perspective professionnelle une fois ta carrière finie. Le choix est vite fait. A beIN je m’éclate et je vis de ma passion. C’est top!

Dans le journalisme, tu as fais énormément de stages (L’équipe TV, Canal +, Infosport, etc…) qui t’ont permis de découvrir ton futur emploi. En quoi ces nombreuses actions au sein des différentes chaînes t’ont aidée dans ta démarche de devenir journaliste à temps plein?

 Disons que j’ai surtout accumulé de l’expérience et des contacts en travaillant sur plusieurs chaînes. J’ai énormément appris et je me suis fait un CV. C’est ce qui m’a permis ensuite d’être embauchée à beIN à la création de la chaîne.

Depuis quatre ans, tu fais partie de la chaîne beIN SPORTS. Comment as-tu rejoint l’équipe de beIN?

J’avais fait la connaissance à l’Equipe TV de Charles Biétry (l’un des fondateurs de beIN SPORTS), celle aussi de Florent Houzot (Directeur de la rédaction de beIN SPORTS) à Infosport. Lorsque beIN s’est créé, ils ont fait appel à moi car ma rigueur et mon profil leur ont plu. De plus, nos collaborations passées avaient bien fonctionné.

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Comment s’est passée ton adaptation au sein de l’équipe? Quels sont tes meilleurs amis au sein de la chaîne?

Tout s’est super bien passé, c’est un petit milieu, on se connait tous depuis longtemps. On avait quasiment tous, ou presque, déjà bossé ensemble ailleurs. Ou du moins, on s’était déjà croisé sur un plateau et sur les stades. Donc, on ne débarquait pas dans l’inconnu. Franchement, on a une bonne et belle rédaction. Je m’entends bien avec tout le monde. De Florian Genton et Oicem Saidoun, avec qui je bosse au quotidien, à Darren Tulett et son équipe, en passant par Aymeric Danis un Journaliste Reporter d’Images au top chez nous, il y a vraiment une super ambiance. Sans oublier nos supers monteurs. Non vraiment, c’est génial de bosser à beIN.

On sent qu’au sein de beIN SPORTS, il y a une très bonne ambiance. Peux-tu nous raconter une ou deux anecdotes drôles de plateau ou de terrain?

Rien que de croiser Omar Da Fonseca (interview d’Omar da Fonseca à retrouver http://www.leblogdejayjay.fr/2016/12/01/en-tete-a-tete-avec-omar-da-fonseca/) au bureau chaque jour, me permet de vous raconter des centaines d’anecdotes. Il est dans la vie comme à la télé. Drôle, fou (dans le bon sens du terme) et d’une extrême gentillesse. On l’adore tous et on rigole beaucoup. Avec lui, on peut tout à coup disputer un tennis-ballon en plein cœur de la rédaction et on croirait qu’on joue une coupe du monde. C’est un mauvais perdant et il a le don pour inventer des nouvelles règles quand ça lui chante pour gagner. On se marre beaucoup vraiment.

« L’arrivée de SFR Sport a créé de la concurrence et cela ne fait pas de mal »

Cet été, avec l’arrivée notamment de la chaîne SFR Sport, beaucoup de tes confrères ont changé de chaînes. Quelles sont tes impressions à ce sujet? As-tu été contactée?

Je trouve que c’est une belle opportunité pour beaucoup de mes confrères qui carburaient à la pige depuis quelques années de signer un CDI. Ensuite, je pense qu’un peu de concurrence ne fait pas de mal. En effet, ça permet de rester sous pression et de toujours vouloir faire mieux que « l’adversaire ». La meilleure offre sport reste tout de même beIN SPORTS et encore pour longtemps.

Dans un milieu un peu « macho », n’est-ce pas difficile pour une femme de s’imposer? As- tu déjà été confrontée à une situation inconfortable par rapport à ça, que ce soit avec un joueur ou un spectateur par exemple?

Ça peut être difficile pour certaines, mais ça ne l’a pas été pour moi car j’ai une personnalité, je pense, faite pour ce milieu d’hommes. J’ai grandi entourée de garçons. Enfant, j’étais d’ailleurs un peu un garçon manqué. En fait, j’ai un peu leur mentalité. De plus, au niveau des garçons, que je joue moi-même au foot, ça m’a beaucoup aidé à m’intégrer dans la plupart des rédactions où je suis passée. Je n’ai jamais eu de situation cocasse car le milieu du foot me trouve légitime et m’a parfaitement accepté.

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Lorsque tu interviews, par exemple, Thiago Silva ou Toni Kroos, qui sont des stars planétaires du football, t’arrive-t-il de te dire que tu as énormément de chance? Est-ce que la pression n’est pas trop difficile à gérer?

Si je ne me disais pas « C’est énorme, quelle chance tu as », il faut arrêter ce métier. Si quelqu’un trouve ça banal, ce métier n’est, je pense, pas pour lui. On travaille tous pour rencontrer les meilleurs joueurs et sportifs. Se retrouver face à Mario Götze, Thiago Silva, Robert Lewandowski, c’est du plaisir et une grande chance. J’essaie d’en profiter et de faire partager mon enthousiasme à l’antenne. Pour moi, ce n’est pas du stress, mais plutôt de l’adrénaline positive. Un super sentiment. Je ne suis jamais stressée dans la mesure où je pense maîtriser mon sujet.

« Je prends souvent conseil auprès de Laurent Paganelli »

Quels sont tes objectifs à court et long termes dans le monde du journalisme?

A court terme, l’objectif est de se pérenniser en Ligue 1. On dirait que je parle comme un coach d’un club promu (Rires). Mais c’est vrai, je souhaite devenir incontournable sur les terrains de L1. Pour cela, je prends souvent conseil auprès de mon ami Laurent Paganelli. On s’adore et il m’apporte beaucoup. A long terme, débuter en Ligue des Champions et vivre une Coupe du Monde, font parti de mes objectifs.

A ce jour, quels sont les joueurs qui t’ont laissé un très bon souvenir en tant que journaliste? Quels sont tes meilleurs souvenirs?

J’ai des bons souvenirs avec tous ceux que j’ai rencontrés. Aucun ne m’a fait mauvaise impression. La crème de la crème, c’est Thomas Mangani à Angers. D’une grande gentillesse. Après, je peux t’en citer beaucoup. Franck Béria, avec qui on avait fini notre journée de tournage par un concours de barres transversales improvisé (que j’ai remporté haut la main 😉 ). Il y a aussi Christophe Galtier qui me chambre souvent en direct à l’antenne sur mes origines lyonnaises, Olivier Dall’Oglio et son staff à Dijon avec qui je joue parfois au soccer, Sloan Privat, à Guingamp, avec qui on adore parler aviation, car on adore ça (dès qu’on prend l’avion on s’envoie la photo de la notice de sécurité), Kevin Lejeune, à Metz, qui cuisine comme un chef et qui nous avait cuisiné un plat incroyable. Je pourrais écrire un livre, tellement j’ai des anecdotes et des souvenirs.

Quel club de football supportes-tu?

Je supporte le club de la ville où je suis née et où j’ai grandi : Lyon. C’est logique en fait. Mais, je ne suis pas dans la haine des autres. J’aime le jeu et l’émotion que cela peut procurer, pas la connerie.

 Si tu devais interviewer une seule personne dans le monde, qui choisirais-tu?

J’aimerais interviewer José Mourinho. Ce qui pourrait bien se produire si je suis envoyée sur la double confrontation entre Saint-Etienne et Manchester United en Ligue Europa prochainement. Je le trouve très charismatique et fort dans ce qu’il fait. C’est l’un des plus connu et reconnu mondialement. Ça me plairait énormément.

Lorsque tu es en mode « OFF », qu’est-ce que tu aimes faire de ton temps libre?

Je joue beaucoup au football et sous toutes ses formes. Au soccer, au foot à 7 et à 11. J’adore voyager et le plus loin possible. Mon but est de découvrir un jour le Pôle Nord. Mon rêve serait de passer quelques mois dans l’espace . D’ailleurs, pourquoi pas participer à la mission Mars. Même si je sais que c’est un aller sans retour…

Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

Passez de bonnes fêtes et profitez de la vie et de vos proches. Laissez la passion vous guider.

 

 

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