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EN TETE A TETE AVEC ANDY DELORT

   C’est avec beaucoup de fierté et un grand bonheur que j’ai réalisé cet interview d’Andy Delort. En effet, depuis son départ au Mexique, il ne s’est quasiment pas exprimé dans la presse française et c’est donc un immense honneur qu’il m’a fait en acceptant de répondre à mes questions. J’ai découvert une personne très attachante, fière de ses origines et qui m’a fait ressentir tout son amour dés qu’il parlait de son père. Je n’ai volontairement pas discuté avec lui des récentes rumeurs de transfert à son sujet, car ce n’est pas ce qui m’intéressent et je ne veux pas en parler dans mon Blog. Entretien avec « LE PRINCE » comme l’ont surnommé les supporters des Tigres… ##football##andydelort##tigres##monterrey##buteur##guerrier##ragedevaincre##

– Bonjour Andy, tu fais tes débuts en tant que footballeur au FC Sète où tu joues jusqu’à tes 17 ans (entrecoupé de deux saisons à la Pointe Courte de Sète). Puis tu décides de rejoindre l’AC Ajaccio, où tu vas rester qu’une saison. Peux-tu nous raconter tes premiers pas dans le milieu footballistique? 

Il faut savoir que je jouais tous les jours au football avec mon père en bas de la maison ou avec mes collègues. Dés que j’avais une minute de libre, j’allais taper dans un ballon. Mon père a donc décidé de me prendre une licence dans un club et c’est de là que tout est parti. J’ai débuté le foot à six ans et je voulais déjà le numéro 9.  Ce qui est drôle, c’est que je ne pensais déjà qu’à marquer des buts.

J’ai fait toute ma formation au FC Sète exceptées deux saisons à la Pointe Courte de Sète. Puis à mes 16 ans, j’ai été contacté par David Faderne, qui travaillait à l’AC Ajaccio, pour rejoindre le club corse. J’ai beaucoup apprécié la mentalité des gens sur l’île de beauté. Au niveau du football, j’ai pas mal progressé; j’ai même participé à deux entraînements avec les professionnels alors que je n’avais que 16 ans.

– Tu vas faire un essai au Borussia Dortmund qui va s’avérer concluant, cependant tu ne rejoins pas le club allemand. Que s’est-il passé exactement?

Je suis parti un mois et demi là-bas, d’abord avec les U19 puis avec la réserve. Ça s’est très bien passé, le club m’a proposé un contrat mais je n’étais pas du tout prêt à franchir le pas. Il faut dire qu’à cette époque, en tant qu’Homme, je voulais être autonome. Mais à Dortmund, ça n’aurait pas été le cas car les conditions étaient spéciales; déjà nous étions logés en familles d’accueil par groupe de quatre joueurs. On n’avait pas le droit de regarder la télévision le soir, etc… A cet âge-là, c’était compliqué pour moi car je recherchais l’inverse.

– Tu vas rejoindre le Nîmes Olympique qui évolue en Ligue 2, ce qui va te permettre de jouer ton premier match en pro. Quel souvenir gardes-tu de cette rencontre ?

C’était exceptionnel! Nous recevions le FC Metz au Stade des Costières. Nous étions dix-huit dans le groupe, donc un joueur devait être écarté avant le match. Je pensais que ce serait moi mais finalement c’est Mickaël Colloredo qui l’a été. J’ai ressenti un peu de pression qui montait en moi car je ne m’attendais pas à jouer ce match. Mais tout est parti de là!

– Malheureusement ça ne se passe pas bien à Nîmes car tu joues peu. Tu décides donc de retourner à l’AC Ajaccio et lors de ta deuxième saison de Ligue 2, tu vas connaitre la montée en Ligue 1 du club Corse. Comment as-tu vécu ton premier grand moment en professionnel? 

Si je devais choisir une saison de ma carrière, ce serait celle-là car c’était exceptionnel. Nous n’avions pas la meilleure équipe du championnat mais nous étions des guerriers sur le terrain, on se battait pour le coéquipier d’à côté. Puis nous avions un super entraineur (Olivier Pantaloni), il a changé ma vie. Il y avait tout durant cette saison, on sentait la ville d’Ajaccio derrière nous. C’était des moments extraordinaires.

– Après trois saisons passées du coté de l’île de beauté (entrecoupé d’un prêt au FC Metz), tu prends la direction du Tours FC qui évolue en Ligue 2, et c’est là que tu vas exploser (24 buts en Ligue 2). Selon toi, quel a été le déclic durant cette saison ? Qu’as-tu trouvé à Tours que tu n’avais pas ailleurs ? 

Disons que j’ai compris quelles étaient les exigences du football professionnel à ce moment-là. C’est à Metz qu’il y a eu ce déclic. Avant, j’étais un peu en surpoids, je ne faisais pas attention à ma nutrition, je n’avais pas la mentalité d’un professionnel. C’était difficile de franchir le pas car je suis passé professionnel du jour au lendemain et à l’époque j’étais peut-être mal conseillé par les agents par exemple. Les choses ont vraiment changé au FC Metz avec notamment la naissance de mon fils qui m’a aidée à me stabiliser. Puis à Tours, je retrouvais le coach Olivier Pantaloni qui me connaissait par cœur et qui avait confiance en moi.

– Tu quittes Tours pour rejoindre Wigan qui évolue en seconde division anglaise. Pourquoi ce choix ? As-tu reçu des offres d’autres clubs ? 

D’un point de vue personnel, ce transfert à Wigan a été très compliqué. Le Tours FC connaissait d’énormes problèmes financiers et il devait me vendre pour minimum quatre millions d’euros. Mais après une seule saison réussie, ce n’était pas mon prix réel. J’avais reçu des offres très intéressantes de l’Atlético Madrid et du Stade Rennais mais les dirigeants tourangeaux se sont montrés trop gourmand. Je me suis vraiment senti comme un morceau de viande durant cette période, c’était compliqué.

– L’expérience anglaise se révèle peu concluante et au bout d’un an, tu décides de rejoindre le SM Caen qui évolue en Ligue 1. Peux-tu nous raconter ton année si difficile à Wigan ? 

A mon arrivée, ça se passe plutôt bien, je suis titulaire lors des quatre premières journées de championnat. Sauf qu’au Tours FC, je n’avais pas fait de préparation et je joue mon premier match à Wigan après qu’une seule semaine d’entrainement. Je ne marque pas durant ces quatre matchs, et je sors de l’équipe. Dans la foulée, l’entraîneur qui m’a fait venir au club est licencié. L’histoire tourne au cauchemar car le nouveau coach fait tout pour me faire craquer et quitter le club. En même temps, ça m’arrangeait car c’était mon souhait aussi.

– Au SM Caen, tu vas être pour la première fois de ta carrière dans la peau d’un attaquant titulaire de Ligue 1. Tu vas réaliser une très bonne saison malgré une fin de championnat plus difficile. Peux-tu nous parler de cette saison si importante pour toi ? 

Je signe dans un club qui me fait confiance et je voulais leur rendre. Je pense que ça a été le cas. On fait une grosse saison en terminant à la septième place de Ligue 1, c’était une très bonne saison.

– Cet été, tu as vécu une intersaison mouvementée et tu as pris la direction du Mexique, en signant au club des Tigres UANL.. Qu’est-ce qui t’a plu dans ce challenge mexicain?

C’est vrai que c’était un peu compliqué cet été. Signer aux Tigres était pour moi la meilleure solution et évoluer en plus avec Dédé (André-Pierre Gignac) m’attirait énormément.

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– Tu évolues donc dans le club de Monterrey, comment s’est passée passe ton adaptation? Que peux-tu nous dire sur ton club et sur le football mexicain?

Au départ, j’ai eu deux mois assez compliqués par rapport à ce qu’il s’est passé à Caen et du coup j’ai manqué la préparation physique avec le club mexicain. Il a fallu que je bosse deux fois plus, tout en m’adaptant à un nouveau pays.

– Peux-tu nous parler de tes sensations lorsque tu as foulé pour la première fois l’Estadio Universitario? Peux-tu nous décrire l’ambiance qu’il y règne?

C’est extraordinaire! J’étais émerveillé. Ils ont tous le maillot des Tigres dans le stade. Dans la rue, les gens de tout âge portent les couleurs du club. La semaine dernière, ma femme et mon fils sont venus au stade pour la première fois et ils ont halluciné. Les supporters ont des orchestres dans les tribunes, c’est un spectacle. Tous les quinze jours, il n’y a pas une place de vide dans le stade qui contient 48000 personnes. Tu es obligé de mouiller le maillot pour des supporters comme ça.

– En signant au Mexique, tu viens de vivre un changement radical en tant que footballeur mais aussi en tant qu’Homme. Dans la vie de tous les jours,  qu’est ce qui t’a le plus marqué depuis ton arrivée? Quelles sont les choses les plus difficiles pour toi à Monterrey? 

La séparation avec la France est difficile. C’est mon pays et il y a beaucoup de choses qui me manquent. Vivre au Mexique, c’est le top! Déjà au niveau température, il fait toujours chaud et je vis dans un cadre paradisiaque.

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« La présence de Dédé Gignac a été déterminante dans mon choix »

 – Tu formes avec André-Pierre Gignac un duo d’attaque 100% Français, comment se passe votre entente sur le terrain et en dehors? Est-ce que sa présence au club a été un atout pour ton choix de club?

C’est sur que la présence de Dédé a été déterminante dans mon choix de club. Je l’ai toujours dit, c’est un joueur qui m’a énormément inspiré depuis tout petit. En dehors du foot, on est toujours ensemble, c’est un mec en or.

– Au début de la saison dernière, ton nom avait été évoqué pour jouer en équipe de France. Est-ce que tu penses pouvoir y évoluer dans le futur? Selon toi, qu’est-ce qui te manque pour franchir le pas?

L’année dernière, je pensais que c’était un peu trop tôt. Mais si on m’avait appelé j’y serais allé en Moonwalk à Clairefontaine (Rires). En France, on a des attaquants de qualité et on l’a vu durant notre superbe prestation à l’Euro 2016. J’espère de tout mon cœur intégrer un jour la sélection car ce serait un rêve de porter ce maillot. En tout cas, je vais tout faire pour y arriver.

– Hormis une grande qualité d’adresse devant le but, ta principale force c’est ton mental. Qu’est-ce qui fait que tu arrives à te transcender pendant un match?

J’ai toujours été gagneur. J’essaie toujours de tirer le maximum de moi-même et de mes coéquipiers. A Caen par exemple, les joueurs voyaient que je me défonçais tout le temps et ils se disaient : « Si Andy le fait, il faut que je le fasse ». En défense, Alaeddine Yahia inspirait la même chose.

– Au début de ta carrière, tu as évolué en équipe de France de Beach-Soccer. Est-ce que tu penses y revenir lorsque tu quitteras le monde du football professionnel?

– C’est un sport que j’adore, j’y joue tous les étés. J’y retournerai en fin de carrière comme ça j’y aurais joué en étant jeune et en étant vieux! (Rires)

– Quels sont tes meilleurs amis dans le milieu du football?

Déjà, il y a André-Pierre Gignac. Après, je suis proche d’Alaeddine Yahia et Syam Ben Youssef. J’en ai beaucoup mais l’amitié c’est compliquée pour un footballeur avec les changements de club notamment.

« Dans 15 ans, je me vois retourner à Sète ou à Ajaccio »

– Où te vois-tu dans 15 ans?

A Sète, je me vois pas ailleurs que là-bas. A part peut-être à Ajaccio car ce sont les deux villes que j’ai le plus aimées. Je jouerai au club de  la Peyrade (Hérault) avec mes amis.

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

Amitiés à tous les lecteurs du Blog. Partagez et aimez cette page très sympathique!!! A bientôt

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