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LE KESTU2VIENS AVEC PHILIPPE LEONARD

Il y a maintenant neuf mois, lorsque j’ai créé le Blog de Jayjay, je ne pensais pas que j’allais passer de si beaux moments. Ma discussion au téléphone avec Philippe Léonard en fait partie. J’ai beaucoup apprécié sa disponibilité, son désir de partager et sa gentillesse. L’ex-international belge, malgré un emploi du temps chargé et une vie entre Monaco et Liège, a accepté de répondre à mes questions avec simplicité et franchise. Encore une très belle interview du double champion de France de Ligue 1 avec l’AS Monaco, pour le plus grand plaisir des lecteurs du Blog de Jayjay.

– Bonjour Philippe, né à Liége en Belgique, tu effectues tes premiers pas de footballeur au club du Royal Sprimont Comblain Sport, puis tu rentres au centre de formation du Standard de Liège à l’âge de sept ans. Que peux-tu nous dire sur cette période-là?

Mon père était un gardien de but professionnel (Guy Léonard) qui jouait au RCS Verviers en Belgique. J’allais avec lui aux entrainements et il m’avait inscrit dans le club. Mon grand-père paternel m’amenait à l’entrainement et mes coéquipiers n’étaient pas gentils avec moi. Je n’ai plus voulu y retourner et j’ai préféré jouer avec mes copains à Sprimont. J’avais sept ans et au bout d’une dizaine de matchs, trois recruteurs sont venus me voir. Ils représentaient le Standard de Liége, le Football Club Liégeois, et le FC Seraing. J’ai fait des essais dans ces clubs et j’ai signé un contrat de huit ans au Standard de Liège. J’ai gravi les échelons au sein du club et lors d’un match avec l’équipe espoir, on m’a sorti à la mi-temps pour m’annoncer que le lendemain, je m’entrainais avec l’équipe professionnelle. A 17 ans, j’intégrais le groupe professionnel en signant mon premier contrat.

– Tu commences ta carrière professionnelle avec le Standard de Liège, lors de la saison 1992/93. Comment s’est passée ton adaptation au sein de l’effectif professionnel? Peux-tu nous raconter tes impressions lors de ton premier match?

Pour mon premier entrainement avec le groupe professionnel, je suis le premier au rendez-vous. Je m’installe dans le vestiaire et le premier joueur qui arrive est le gardien international belge, Gilbert Bodart. Il rentre dans le vestiaire et je suis impressionné par ce grand joueur. Il me tend la main mollement pour me dire bonjour et me dit : « C’est ma place », d’un ton sec. Le vestiaire est vide et il me dit ça, c’est une image qui m’a marqué. Heureusement, il y avait au sein de l’effectif, deux jeunes joueurs que je connaissais des années précédentes. Ils ont facilité mon intégration dans le groupe et contrairement à Bodart, certains anciens m’ont pris sous leurs ailes pour m’aider.

– Dés ta première saison, tu vas t’installer comme un titulaire indiscutable sur le côté gauche de la défense du Standard. Comment expliques-tu cela?

Dés les premiers entrainements, Arie Haan remarque que je perds très peu de ballons. Il a fait avancer Patrick Vervoort de la place d’arrière gauche à celle de milieu gauche afin de m’aligner au poste de latéral gauche. Ma complémentarité avec Vervoort fût rapide et efficace. J’avais des joueurs d’expériences autour de moi qui me conseillaient et me donnaient confiance en moi. Je me suis senti à l’aise dés le départ et cela a continué durant toute la saison.

« Contre Arsenal en Ligue des Champions, ça allait trop vite! »

– Tu vas évoluer durant quatre saisons au Standard de Liège, quels sont tes meilleurs souvenirs de ton passage du côté du Stade de Sclessin?

La première année, nous remportons la Coupe de Belgique et je marque un but en finale face à Charleroi. C’est mon premier trophée. Ca reste un très bon souvenir.

Mon premier match en Coupe d’Europe aussi fait parti des bons souvenirs. Face à Portadown FC où je marque mon premier but en Coupe d’Europe. On élimine Heart of Midlothian au tour suivant, avant de se faire sortir par l’AJ Auxerre de Christophe Cocard, Frank Verlaat, Pascal Vahirua, etc…

Même si on a pris une leçon de football (10 à 0 au total), la confrontation face à Arsenal en Huitièmes de finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupe 1993 fût un merveilleux moment de football pour ma jeune expérience de footballeur, même si ça allait trop vite!

– Après quatre belles années, tu décides de quitter le Standard et de prendre la direction de l’AS Monaco. Pourquoi avoir quitté la Belgique et opté pour Monaco? As-tu reçu des offres d’autres clubs?

Arie Hann avait signé à Feyenoord et il a voulu me récupérer en Hollande. J’étais d’accord car c’était l’entraineur qui m’avait fait confiance et j’aurais pu aller n’importe où pour lui. Malheureusement, les clubs ne sont pas arrivés à se mettre d’accord sur l’indemnité de transfert.

A l’époque Schalke 04 me voulait et l’AS Monaco se renseignait sur mon coéquipier Marc Wilmots. Au final, nous avons échangé nos destinations. J’ai finalement opté pour rejoindre l’AS Monaco où j’accepte tout de suite la proposition.

– A ton arrivée sur le Rocher, quels ont été les joueurs qui t’ont permis de t’adapter rapidement?

Sans hésiter Enzo Sifo. Je le côtoyais déjà en sélection Nationale et à Monaco, il m’a présenté les joueurs-clés de l’effectif monégasque. Il m’a mis à l’aise avec tout le monde et j’avais la chance d’être tombé sur lui.

– En Principauté, tu vas découvrir le très haut niveau. Peux-tu nous raconter ces premiers mois sur le Rocher?

A mon arrivée, j’étais en concurrence avec Eric Di Meco. Quand je le voyais mettre ses tacles  pendant les OM-PSG et son niveau de jeu, je me disais c’est bien, je vais devoir travailler très dur pour essayer de lui prendre sa place. C’était un monument du football français, international, vainqueur de la Coupe d’Europe et du Championnat de France, je savais que j’allais progresser à ses côtés.

J’ai du combler mon retard au niveau physique, car il existait une différence énorme entre la préparation en Belgique et celle de l’AS Monaco. J’ai du me faire violence les premiers mois, c’était complètement différent. Je voyais un joueur comme Thierry Henry qui venait de CFA, déjà affuté et prés pour la Division 1, tandis que moi et mes quatre années de Division 1 en Belgique, j’étais en retard!

Claude Puel, qui était préparateur physique à l’époque, a fait un superbe travail avec moi. Il m’a préparé au très haut niveau.

Philippe Leonard 2

Tu vas rester sept saisons à l’AS Monaco et obtenir deux titres de champion de France. Quels sont tes meilleurs souvenirs de cette magnifique époque?

Mes deux titres de Champion de France restent mes meilleurs souvenirs, surtout le deuxième d’ailleurs. En 1999-2000, nous avions une équipe fantastique, lorsque nous arrivions dans le couloir pour rentrer sur le terrain, nous savions que la victoire nous tendait les bras. On était sûr de notre sujet, tout le monde savait ce qu’il avait à faire. L’ambiance dans le groupe était extraordinaire, l’effectif complet était concerné. Offensivement, on pouvait marquer contre n’importe qui avec nos joueurs de devant. Il y avait Marcello Gallardo, Ludovic Giuly, Marco Simone et David Trézéguet, qui faisaient la différence à tout moment. Derrière, on devait juste bien défendre et pas prendre de but. Au milieu, il y avait des gars comme Sabri Lamouchi, Martin Djetou, Costinha qui envoyaient du lourd! On avait survolé le championnat.

« Je ne sais toujours pas pourquoi Didier Deschamps m’a écarté »

– Durant tes deux dernières saisons à l’AS Monaco, tu vas beaucoup moins jouer. Cela coïncide avec l’arrivée au poste d’entraineur de Didier Deschamps. Que s’est-il passé durant ces deux années?

C’est simple, je n’ai jamais su ce qu’il s’était passé. Je suis resté deux ans quasiment sans jouer, ça été très compliqué. A son arrivée, on joue un tournoi amical avec Saint Etienne, Lens et l’OM. Je joue le premier match, mais pas le deuxième. Je suis déçu et Didier le voit. Il vient me voir et m’explique que je ne dois pas m’inquiéter, qu’il connait mes qualités et qu’il doit apprendre à connaître d’autres joueurs. J’étais heureux de voir un entraineur qui communique et explique ses choix.

A cette époque, je suis très proche des Italiens, que ça soit Marco Simone ou Christian Panucci, on passe pas mal de temps ensemble. Ce sont les tauliers du vestiaire, Simone est même le capitaine.

En début de saison, j’arrive en avance à un entrainement et Didier Deschamps me convoque dans son bureau. Il m’explique, qu’avec le président Campora, ils ont décidé de me mettre sur la liste des transferts. Je suis un peu sous le choc, mais je lui réponds que je vais essayer de trouver un club avant la fin du mercato qui est presque terminé, sachant que je ne partirais pas pour faire plaisir. A l’entrainement qui suit, il met son équipe-type en place et c’est Franck Jurietti, l’habituel arrière droit, qui joue à ma place de latéral gauche. L’opposition se termine et lorsque je sors de ma douche, Deschamps m’appelle et me dit que l’essai qu’il avait fait ne l’avait pas convaincu et que du coup, je pouvais oublier ce qu’il m’avait dit dans son bureau et que je pouvais rester ici.

Quelques jours après, le premier match de championnat arrive et je ne suis pas dans les dix-sept joueurs convoqués. Je discute avec Marco Simone et il me dit de parler à Didier Deschamps. Lors de la mise au vert de ce match, j’appelle Deschamps pour lui demander des explications car je ne comprends pas. Il me répond qu’il ne compte plus sur moi pour toute la saison. Peut-être qu’il m’a fait payer ma proximité avec les joueurs italiens avec qui ils s’étaient disputés, je ne le saurais jamais.

On se retrouve une dizaine de joueurs à s’entrainer à part. On devait sortir du vestiaire lorsque Deschamps parlait aux joueurs de son équipe, on était totalement mis à l’écart du groupe.

– Tu quittes l’ASM et rejoins le voisin de l’OGC Nice, où tu vas évoluer durant une saison. Comment s’est passée ton année niçoise?

Je sortais de deux ans quasiment sans jouer, j’ai donc demandé à Nice, si je pouvais m’entrainer avec le groupe pour garder le rythme au cas où une équipe me fasse confiance et l’OGC Nice accepte gentiment. Il me prenne au mois de septembre et je m’entraine avec eux normalement, mais je ne suis pas sous contrat. Je suis là pour m’entretenir et quand le mois de décembre arrive, Gernot Rohr, l’entraineur niçois, envisage de me faire signer à Nice. Je signe donc à Nice et je fais les six derniers mois à l’OGC Nice.

L’année suivante, il voulait que je reste, mais je sortais de l’AS Monaco où il y avait beaucoup de rigueur et de professionnalisme et à l’OGC Nice, même si je les remercie énormément de m’avoir tendu la main, quand on a obtenu les 42 points synonymes de maintien, l’objectif était atteint. A ce moment, le festival de Cannes a commencé et la majorité des joueurs ont préféré sortir que d’essayer de grimper au classement. Ce n’était pas forcément ma mentalité. (Rires)

– L’année suivante, tu retournes dans ton club formateur au Standard de Liège. Etait-ce une volonté de ta part de rendre ce que t’avais donné ton club formateur? Peux-tu nous raconter ces deux années?

Ce n’était pas prémédité. Mon agent, Lucien D’Onofrio était devenu président du Standard de Liége et à la fin aout je n’avais toujours pas trouvé un club. Lors du tirage de la Coupe d’Europe à Monaco, je rencontre les dirigeants du Standard dans un restaurant. On commence à discuter et il me propose de rejoindre le Standard de Liége et j’accepte de rejoindre le club. Durant deux saisons, on a réalisé de belles choses et je suis même redevenu international. Je m’étais rapproché de ma famille et c’était aussi important pour moi.

– Puis, tu décides de quitter le Standard de Liége et de tenter ta chance du côté de la Hollande et du Feyenoord Rotterdam. Que peux-tu nous dire sur ce séjour au Pays-Bas?

Faute de proposition décente de la part des dirigeants du Standard, je refuse leur offre de prolongation. Je rencontre les dirigeants du Feyenoord, ainsi que l’entraineur qui était Erwin Koeman. Ils me font sentir qu’ils ont vraiment envie que je signe chez eux. Le soir même, je devais rencontrer les dirigeants de Nuremberg qui étaient aussi intéressés, mais je prends la décision de ne pas me rendre au rendez-vous et de signer à Feyenoord.

Je signe un contrat de dix-huit mois. J’arrive en cours de saison et je dois me préparer tout seul car physiquement, j’ai du retard. Je joue un de mes premiers matchs pour Feyenoord en Coupe d’Europe, un jeudi contre le FC Bâle et le dimanche qui suivait, on rencontrait l’Ajax d’Amsterdam. Je fais un super match le jeudi en Coupe d’Europe et l’entraineur, malgré mon manque évident de condition pour enchainer les deux matchs, m’annonce que je serais titulaire face à l’Ajax d’Amsterdam. Avant le match face à l’Ajax d’Amsterdam, j’ai les jambes qui pèsent une tonne. Je suis au marquage de Jaap Stam ou de Tom de Mul et j’ai beaucoup de difficultés à suivre le rythme du match. Le coach me sort à la trentième minute du match. J’étais clairement pas prés, mais je ne pouvais pas refuser un Feyenoord-Ajax.

Trois jours après, on rencontre le FC Twente et je suis au marquage de Orlando Engelaar, l’international hollandais. A l’époque, en Hollande, on pratiquait le marquage individuel très strict. Engellar prend le ballon et traverse tout le terrain, je cours derrière lui et je m’aperçois qu’aucun de mes coéquipiers ne va lui couper la route, ils se contentent de rester sur leurs marquages. Physiquement, c’était trop dur l’enchainement des matchs vu mon état physique. A la mi-temps, l’entraineur me sort et ce sera mon dernier match avec le Feyenoord Rotterdam.

– Pour ta dernière saison en professionnel, tu rejoins le Rapid Bucarest où tu vas évoluer durant une saison. Comment s’est passée cette dernière année?

Je rencontre un ancien coéquipier, Mircea Rednic, qui m’avait aidé à mes débuts au Standard de Liège. Il me propose de venir visiter les installations du Rapid Bucarest, dont il est l’entraineur. J’avais souvenir d’une ville de Bucarest dans un état catastrophique lors de mes matchs en Roumanie avec la sélection belge. Je pars passer quatre jours là-bas et je suis surpris de voir les superbes installations. Je signe donc en Roumanie, où je vais jouer la Coupe d’Europe.

Au bout de quatre mois, Mircea est licencié, je reste deux mois de plus, mais le club a été vendu. Je décide donc de rentrer en Belgique et d’arrêter ma carrière.

– Tes belles performances à Liège en 1994 vont te permettre de porter le maillot de la sélection Belge. Qu’as-tu ressenti au moment d’apprendre ta première convocation avec les Diables Rouges?

J’ai éprouvé beaucoup de fierté. Je me suis dis qu’intégrer l’équipe nationale à dix-huit ans, c’était une grande récompense de mon travail. C’était contre les Etats-Unis en match amical, je remplace Johan Walem à la 79ème minute.

– Avec la sélection, tu vas prendre part au Championnat d’Europe 2000 qui s’est déroulé sur le sol belge, tu vas même jouer  le premier match face à la Suéde. Que retiens-tu de cet événement? Quels sont tes meilleurs souvenirs en sélection?

C’était fantastique car cet événement se passait dans mon pays. Je sortais d’une belle saison avec l’AS Monaco et je joue le match d’ouverture face à la Suéde devant des millions de téléspectateurs. En face, il y a Zlatan Ibrahimovic, Henrick Larsson, Klas Ingesson. Malheureusement, je sors blessé à cause d’une déchirure à l’aine.

En 39 sélections, je ne me souviens pas forcément avoir un bon souvenir. C’est bizarre, mais mes meilleurs souvenirs sont avec les Espoirs belges. Il n’y avait pas de clan entre les Flamands, les Francophones, etc…

Ma relation avec l’équipe nationale a toujours été compliqué, je n’ai jamais fait l’unanimité que ça soit à l’intérieur de la sélection ou bien avec la presse.

« J’ai arrêté la sélection à cause de Robert Waseige »

– En équipe de Belgique, tu vas avoir Robert Waseige comme sélectionneur. Or, ça ne va pas forcément bien se passer avec lui, notamment durant ces Championnats d’Europe. Que peux-tu nous dire à ce sujet?

Durant mes quatre premières années au Standard de Liège, j’ai eu Robert Waseige comme entraineur. Les quelques bêtises qu’on a eu fait durant cette période étaient vite oubliées par la direction du club, qui nous protégeait assez souvent. Cela ne plaisait pas à Robert Waseige.

A l’Euro 2000, je le retrouve en sélection belge. Le Championnat d’Europe commence d’ici deux jours et je rejoins ma femme qui est sur le point d’accoucher. Je dois revenir le lendemain à 14heures, or je reviens à 18 heures. Le sélectionneur m’attend mécontent de mon retard et en ayant l’impression que je me moque des règles de vie.

Après, le match face à la Suède, je suis aux soins. A la fin des massages, je décide de regarder la télévision dans la salle de causerie. Je prends cette initiative, car je ne veux pas déranger Marc Wilmots, avec qui je suis dans la chambre et qui se couche très tôt.

Il y avait un téléphone dans la salle et je décide d’appeler mes coéquipiers de Monaco pour savoir comment se passe la reprise de l’entrainement. Je m’éternise un peu au téléphone et je dépasse le couvre-feu pour aller dans les chambres. Robert Waseige arrive dans la salle et m’engueule comme si c’était mon père.

Le lendemain matin, Marc Wilmots m’apprend que le staff s’est réuni et qu’ils veulent me virer de la sélection. Lors de la séance vidéo qui suit, le sélectionneur s’en prend à moi en disant que je voulais voler la fédération, en voulant téléphoner sur son compte. Le ton monte entre nous deux, devant le groupe qui ne comprend pas trop ce qui se passe.

Il ne me calcule plus de la journée et lors du petit-déjeuner suivant, il dit bonjour à tout le monde, mais ne me serre pas la main. Je n’en pouvais plus. Je suis monté dans ma chambre et j’ai fait mes valises afin de quitter la sélection, car je ne supportais plus de travailler comme cela. Marc Wilmots arrive à me dissuader de partir et Waseige me laisse sur le banc pour le dernier match.

– Où en es-tu au niveau sportif et professionnel?

J’ai commencé à passer mes diplômes afin de devenir entraineur ou pourquoi pas devenir directeur sportif. Je m’occupe de quelques jeunes joueurs en Belgique.

Depuis sept ans, je possède un bar-restaurant dans le centre-ville de Liège et je viens d’ouvrir une conciergerie de luxe sur Monaco.

– Quels sont tes amis dans le football?

Je n’ai pas d’amis qui sont issus du milieu du football. En revanche, je suis en bons termes avec beaucoup de monde. Par exemple, j’ai croisé Didier Deschamps lors d’un match caritatif, je lui ai dit bonjour, le passé est le passé. Je ne suis fâché avec personne. Récemment, j’ai croisé Ludovic Giuly, Marco Simone, Pontus Farnerud. Je vais souvent voir l’AS Monaco et l’OGC Nice.

– Quels sont les joueurs les plus blagueurs avec qui tu as joué? Peux-tu nous raconter une ou deux anecdotes à ce sujet?

A l’AS Monaco, c’était Eric Di Meco, Fabien Barthez, Franck Dumas et Gilles Grimandi. C’était des chambreurs de premiers choix. J’étais le petit belge avec mon Opel Calibra et ils se foutaient de moi (Rires). Puis, Eric Di Meco ne se gênait pas pour se moquer de mon accent très prononcé! (Rires). Heureusement, je n’étais pas susceptible! (Rires)

– Tu as évolué avec de très grands joueurs durant ta carrière, que ça soit en sélection ou en club. Quels sont ceux qui t’ont le plus impressionné?

Sabri Lamouchi au milieu de terrain. David Trezeguet, un tueur devant le but. Il était obsédé par cela et voulait toujours cadrer ses frappes. Fabien Barthez aussi. Il était fort sur sa ligne, dans les airs et il avait un pied gauche exceptionnel. Pendant les décrassages, ils jouaient dans le champ et se prenait pour Ronaldinho! (Rires)

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

Je te remercie de l’attention que tu m’as porté. Je te souhaite de pouvoir réussir à percer dans le milieu de la presse. Bonne continuation et bonne lecture!

 

 

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