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EN TETE A TETE AVEC JESSY PI

A vingt-trois ans, Jessy Pi fait parti de cette jeune génération de joueurs français à fort potentiel. Arrivé cet été au Toulouse Football Club, il découvre un nouvel environnement, un nouvel entraineur et une autre façon de travailler.

Lors de notre entretien, j’ai senti qu’il était heureux d’avoir rejoint la ville rose et qu’il allait tout donner pour devenir titulaire au cours des huit dernières rencontres à jouer avec son club. Un challenge excitant pour ce personnage attachant et extrêmement sympathique, qui transmet son bonheur et sa joie de pouvoir vivre de sa passion.

Encore un excellent moment passé en compagnie de ce jeune joueur qui se livre sur ses débuts dans le football, ses expériences avec l’AS Monaco et Troyes et sur sa vie actuelle au sein du TFC.

 

– Bonjour Jessy, né à Manosque, tu débutes le football dans ta ville de naissance, avant de rejoindre le centre de formation de l’AS Monaco à l’âge de quinze ans. Que peux-tu nous dire sur cette période? Comment s’est passé ton départ vers l’ASM?

J’ai commencé le football à l’AS Dauphin, un petit village à côté de Manosque. Je suis ensuite parti à Manosque où j’ai évolué dans les catégories de jeunes. J’ai ensuite été recruté par l’AS Monaco, qui m’a invité à passer des tests durant trois jours à la Turbie.

Ce départ de Manosque a été difficile pour moi, j’étais fils unique et partir de chez moi à quatorze ans était une épreuve à l’époque. Avec le temps, on s’y fait et on se dit que plein de jeunes aimeraient être dans notre situation.

– Dans les catégories de jeunes, tu vas gravir les échelons au sein de l’AS Monaco et notamment remporter la Coupe Gambardella en 2011 devant l’AS Saint Etienne. Peux-tu nous raconter ce superbe moment de ta vie de jeune footballeur?

C’était un magnifique moment de ma formation. On fait un parcours difficile, notamment en quart de finale face à Guingamp, où on perd deux à zéro au bout de trente minutes de jeu. Ils prennent un carton rouge et on remporte le match quatre buts à deux.

La finale fût un moment magique. On joue au Stade de France face à l’AS Saint-Etienne, on va au pénalty et lors de la séance, je marque mon tir au but, c’était exceptionnel! On s’impose au cinquième pénalty et on est comme des fous. Ce souvenir restera à jamais gravé en moi.

« A l’AS Monaco, Eric Abidal et Ricardo Carvalho m’ont pris sous leurs ailes »

– Sur le Rocher, tu vas intégrer le groupe professionnel lors de la saison 2013-2014. Comment s’est déroulée ton adaptation au sein de l’effectif? Quels sont les joueurs qui t’ont pris sous leurs ailes?

En début de saison, je devais reprendre avec la CFA de l’ASM. Trois jours avant la reprise du groupe professionnel, on m’appelle pour reprendre avec eux. J’étais censé faire le nombre durant le stage de pré-saison, mais au final je fais un excellent stage et je reste dans l’effectif.

Cette époque coïncidait avec les premiers gros transferts de l’AS Monaco et je vois arriver Falcao, Eric Abidal, James Rodriguez, Ricardo Carvalho. Eric Abidal et Ricardo Carvalho me donnent beaucoup de conseils et me protègent un peu. J’ai pris beaucoup de plaisir à m’intégrer au sein de l’effectif.

– Cette saison-là, tu vas disputer ta première rencontre de Ligue 1 lors du déplacement de l’ASM au Stade Vélodrome, pour affronter l’Olympique de Marseille. Comment as-tu appris la nouvelle? Peux-tu nous parler de tes impressions lors de ton entrée sur la pelouse?

Je suis sur le banc lors des deux premières journées et on doit se déplacer au Stade Vélodrome pour le compte de la troisième journée. Je débute en tant que remplaçant et à la cinquième minute, Jérémy Toulalan se blesse à l’adducteur. Claudio Ranieri me demande de rentrer, alors que je ne me suis même pas échauffé. Je n’ai donc pas eu le temps de trop cogiter, car j’ai été directement plongé dans le grand bain.

Au milieu, j’étais entouré de Joao Moutinho et Mounir Obbadi, tandis que derrière moi il y avait Eric Abidal et Ricardo Carvalho. Ils m’ont conseillé de décrocher un peu pour venir toucher des ballons et me mettre en confiance petit à petit. On gagne deux à un au Stade Vélodrome pour mon baptême en Ligue 1.

– Puis, tu vas être prêté à Troyes durant deux saisons. La première année, tu vas évoluer en Ligue 2 et vivre une saison exceptionnelle en étant champion avec l’ESTAC. De plus, tu vas obtenir le titre de meilleur espoir du championnat. Que peux-tu nous dire sur cette magnifique année d’un point de vue collectif et personnel? Est-ce le meilleur souvenir de ta carrière?

C’est un autre moment magnifique de ma jeune carrière. On s’est régalé tout au long de la saison, on avait un groupe soudé qui prenait du plaisir à évoluer ensemble.

En fin d’année, je reçois ce trophée qui me touche, car cela fait toujours plaisir d’être récompensé et qu’on reconnaisse mon travail. De plus, c’était ma première vrai saison en professionnel et je participe aux trente-huit matchs de championnat d’une saison extraordinaire.

– La saison dernière, tu évoluais donc en Ligue 1, à l’ESTAC, où tu étais prêté par l’AS Monaco. Tu as disputé trente-sept rencontres de Ligue 1, mais malgré ta belle saison personnelle, le club redescendra en Ligue 2. Comment as-tu vécu cette deuxième année au sein du club troyen? Selon toi, que vous a t-il manqué pour vous maintenir?

A titre individuel, cette saison est satisfaisante pour moi. Je pense avoir fait une bonne saison. Je voulais vraiment continuer sur ma lancée de mon année en Ligue 2 et jouer le plus de matchs possibles en Ligue 1.

On était une équipe joueuse avec un entraineur qui nous demandait de faire circuler le ballon. En Ligue 2, cette philosophie de jeu a marché, mais en Ligue 1, c’était plus compliqué.

La moindre erreur se payait cash. On était pas assez décisif dans les deux surfaces. Devant, il nous manquait peut-être un vrai buteur, car on avait des occasions mais on manquait beaucoup. Défensivement, c’était difficile. Tu ratais la moindre passe et l’équipe adverse en profitait pour apporte le danger dans notre surface.

Malheureusement, cette saison fût très compliqué, mais globalement j’ai beaucoup apprécié mon passage dans l’Aube et je garde un excellent souvenir de l’effectif troyen, ainsi que des supporters.

« Pascal Dupraz m’a montré de l’intérêt et m’a convaincu de signer au TFC »

– Cet été, tu as rejoins le Toulouse Football Club, en provenance de l’AS Monaco. Pourquoi ce choix? As-tu reçu des offres d’autres clubs? As-tu des regrets de ne jamais t’être imposé à l’ASM?

J’ai rejoins Toulouse car l’entraîneur a montré qu’il comptait sur moi. Il m’a appelé durant mes vacances et son discours m’a plu. J’avais le désir de faire la préparation de début de saison avec mon nouveau club. Je ne voulais pas arriver sans une équipe au milieu du mois d’août. J’ai eu des contacts avec d’autres clubs, mais rien de vraiment concret.

Monaco reste mon club formateur, j’aurais aimé avoir ma chance là-bas, chose que je n’ai pas vraiment eu. C’est le choix des dirigeants, je le respecte et il n’y a pas de souci avec ça.

– Après un excellent début de saison, vous avez connu une mauvaise période entre la fin d’année 2016 et janvier 2017 avec deux victoire en onze matchs. Que peux-tu nous dire sur la saison actuelle? Qu’est-ce qui vous a manqué durant cet enchaînement de mauvais résultats?

On a fait un super début de saison en surfant sur la fin de saison dernière du club. On a connu un coup de mou que je n’explique pas forcément. On est un peu mieux en ce moment grâce au recrue du mercato d’hiver et on espère finir sur les chapeaux de roue, afin de terminer le plus haut possible.

Jessy Pi of Toulouse FC

 

– Vous êtes actuellement à la douzième place du championnat avec neuf points d’avance sur la zone de relégation, mais dans le même temps, à neuf points de l’Europe. A huit journées de la fin du championnat, quels sont vos objectifs? Penses-tu que l’Europe est encore accessible?

L’Europe est encore jouable. Maintenant, il faut qu’on arrête de regarder les résultats des autres équipes et qu’on gagne nos matchs. On doit se donner les moyens d’y arriver et on peut le faire au vue de la qualité de l’effectif en place. Tout dépend de nous et de notre envie à aller chercher les équipes devant nous.

– D’un point de vue personnel, tu réalises une saison en « dent de scie » avec quinze apparitions en Ligue 1 et assez souvent en tant que remplaçant. Comment expliques-tu cette situation? A vingt-trois ans, penses-tu être encore en phase d’apprentissage du plus haut niveau?

C’est une saison un peu compliquée au niveau personnel. Je n’ai joué que trois matchs en étant dans le onze de départ. Maintenant, il reste huit matchs et j’aimerais finir cette saison en tant que titulaire. Je me donne à fond chaque jour aux entraînements et je continue d’apprendre, en espérant que mon tour vienne.

– Les arrivées au mercato d’hiver d’Andy Delort et de Corentin Jean notamment, ont eu un impact direct sur vos résultats. Qu’ont-ils apporté au sein de l’effectif? Comment se passent tes retrouvailles avec Corentin que tu as bien connu à l’ESTAC?

Ce sont deux excellents joueurs qui ont de grandes qualités de buteur et le sens du collectif.

Ils se sont très rapidement intégrés dans l’effectif.

Je connaissais déjà Corentin avec qui j’avais évolué à Troyes. On a d’ailleurs joué tous les deux dans les mêmes clubs, depuis le début de nos carrières en professionnel (Sourires).

C’est un très bon pote à moi, ça se passe très bien. Nos femmes se connaissent et s’apprécient, son arrivée a été un plus pour moi d’un point de vue affectif et cela a facilité l’adaptation de Corentin dans le groupe.

« Pascal Dupraz est un meneur d’hommes »

– Tu as rejoins un groupe qui a réalisé l’exploit de se maintenir lors d’une fin de saison 2015-16 exceptionnelle. Ce maintien a été acquis en grande partie grâce à l’arrivée de Pascal Dupraz au poste d’entraîneur. Toi qui le découvre cette saison, que peux-tu nous dire sur ce technicien assez difficile à cerner?

C’est un meneur d’hommes. Je pense que ce qu’il a réalisé l’année dernière n’est pas donné à tout le monde. Il sait comment parler aux joueurs et ne laisse jamais rien au hasard. Avec lui, le plus important c’est de travailler aux entraînements et de s’investir à 100 %.

– Quel est celui qui est le « chouchou » de l’entraîneur et qui ne se fait quasiment jamais réprimander par le coach?

Oscar Trejo. Il est très fort et c’est lui le « chouchou » du coach (Rires)

– Quels sont les joueurs les plus drôles de l’effectif toulousain?

Steeve Yago

– Quel est le joueur du TFC qui est le plus râleur?

Yann Bodiger

– Quelles sont tes principales occupations lorsque tu n’es plus sur les terrains?

J’aime être à ma maison, profiter de ma fille et de ma femme. Dés que nous pouvons, nous visitons des régions que nous ne connaissons pas. Récemment, nous sommes allés à Barcelone et au ski et nous voulons aller sur Bordeaux pour visiter la ville. Bien sur, nous adorons nous balader à Toulouse et nous découvrons petit à petit la région autour de la ville rose.

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

J’ai discuté de ton blog avec Andy Delort qui m’a dit que j’allais passer un bon moment et il ne s’est pas trompé. Continuez à suivre ce Blog qui se développe de plus en plus. Au plaisir et allez le TFC!

JayjayEN TETE A TETE AVEC JESSY PI

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