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LE KESTU2VIENS AVEC WAGNEAU ELOI

C’est un Wagneau Eloi totalement épanoui avec qui j’ai eu le grand plaisir de m’entretenir. Créateur d’une académie pour les jeunes footballeurs à Miami, il est aussi l’entraineur du FC Miami City qui évolue en Troisième Division aux Etats-Unis. Entre deux entrainements et malgré un planning très chargé, il a su se montrer disponible pour répondre à mes questions. Très jovial et d’une extrême gentillesse, ce fût une très belle rencontre avec le natif de Port-au-Prince. Interview de l’ancien buteur du RC Lens pour le plus grand plaisir des lecteurs du Blog de Jayjay.

– Bonjour Wagneau, tu rejoins la France en provenance d’Haiti à l’âge de 9 ans. Tes premiers clubs de foot sont en région parisienne puis tu rentres au centre de formation du RC Lens. Peux-tu nous parler de cette étape de footballeur, de ton arrivée en France jusqu’à ton intégration au centre de formation du RC Lens?

J’ai suivi un cursus plus ou moins classique. Tout petit déjà, j’étais passionné par le football. Mon but était premièrement de m’amuser avec mes amis. On pensait juste à jouer, il n’y avait pas ces prises de tête comme on peut le voir parfois aujourd’hui chez les plus jeunes.

J’avais tout de même un niveau intéressant et plus le niveau où je jouais augmenté, plus je progressais. Donc, l’ambition a pris le dessus sur la passion, même si j’adorais toujours le football.

J’évoluais au Paris FC dans les équipes Nationaux, j’ai eu la chance d’affronter des équipes de jeunes de clubs professionnels. Je pense que c’était une belle exposition de pouvoir affronter l’AJ Auxerre, le Stade de Reims, les Girondins de Bordeaux, etc. J’ai reçu des propositions et j’ai choisi de rejoindre le centre de formation du Racing Club de Lens, car ce n’était pas très loin de Paris, donc de ma famille. De plus, Lens avait montré un réel intérêt pour moi par l’intermédiaire de Jean-Luc Lamarche, le directeur sportif du club sang et or. Le discours du RCL m’a plu.

– A l’âge de 20 ans, tu vas connaître ta première apparition en Ligue 1 avec le Racing Club de Lens. Peux-tu nous parler de ce moment si important dans la carrière d’un footballeur?

Honnêtement, cela ne m’a pas fait grand-chose, car dans ma tête, j’étais encore un enfant. Le plus important c’était de prendre du plaisir.

Cette philosophie m’a desservi. Je n’avais pas conscience de ce qu’était le professionnalisme. Je faisais passer le jeu et le plaisir avant l’enjeu, alors que j’aurais du comprendre que j’avais changé de monde.

– En manque de temps de jeu au Racing, tu vas être prêté pendant deux saisons à l’AS Nancy Lorraine. Comment se sont passés ces deux prêts successifs?

Je suis arrivé la première année et Laszlo Boloni, l’entraineur ne me connaissait pas réellement. De plus, je faisais mon service militaire au Bataillon de Joinville en parallèle.

A cette époque, j’avais toujours cette mentalité d’enfant qui ne prend pas en compte les exigences du plus haut niveau. Au départ, que je sois titulaire avec Nancy ou non, cela m’était indifférent.

Ma mentalité a changé, lorsque je suis devenu champion du monde militaire en 1995. Je me suis bousculé, car il était inconcevable que je continue à être remplaçant alors que j’étais tout auréolé de mon nouveau titre. J’ai commencé à grandir après mon expérience à la Coupe du Monde Militaire.

A la fin de saison, j’étais devenu titulaire à la pointe de l’attaque et je marquais pas mal de buts. On est monté en Division 1 cette année-là et Laszlo a voulu que je résigne une saison.

« Daniel Leclerq nous a fait prendre conscience qu’on pouvait être champion »

– Tu reviens au RC Lens où tu vas disputer 20 rencontres de Ligue 1, mais surtout tu vas devenir champion de France avec le club sang et or. Peux-tu nous raconter cette saison si exceptionnelle?

Il y a eu beaucoup de faits marquants dans cette saison. Durant le stage de présaison, Gervais Martel, le président, vient dans les vestiaires et nous fait son discours avec ses objectifs. Il nous dit qu’il veut qu’on finisse européen et qu’on participe à la Coupe de l’UEFA la saison d’après.

A la fin de l’intervention, Daniel Leclercq attend que le président sorte du vestiaire et nous balance : « Il se fout de notre gueule celui-là, il nous respecte pas! ». On était stupéfait dans le vestiaire, on ne comprenait pas pourquoi il nous disait ça. Il rajoute : « Il nous respecte pas, moi mon objectif c’est d’être champion ». Tout le vestiaire l’a pris pour un fou! (Rires)

En fin de compte, à partir de ce moment-là, on a pris conscience qu’on pouvait être champion. Il nous a expliqué que tous les joueurs présents dans ce vestiaire, c’était lui qui les avait choisi et qu’il avait bâti cette équipe pour être champion.

Chaque fois qu’on rentrait sur le terrain, on avait la confiance et l’assurance de remporter le match. Tout l’effectif était concerné, quelque soit les changements effectués par l’entraineur, l’équipe avait des résultats.

A l’entrainement, Daniel Leclercq était très exigeant et on le retranscrivait sur le terrain. Tout le monde tirait dans le même sens.

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– L’année d’après, tu vas connaître la Ligue des Champions du côté de Bollaert. Tu vas participer à cinq rencontres en phase de poules. Quels souvenirs gardes-tu de ces confrontations?

Je retiens surtout l’atmosphère de ces grands rendez-vous. Dans cette compétition, tu franchis un palier, tu découvres un environnement extraordinaire. Tu joues dans des stades remplis, tu as des frissons durant la chanson de la Ligue des Champions.

Aujourd’hui, quand je vais aux stades, c’est cette sensation qui me manque. Le football nous fait ressentir des choses phénoménales. Par exemple, tu prends les matchs entre le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone. Tu passes d’un extrême bonheur à une tristesse absolue en quinze jours, c’est le football qui te provoque ces choses-là!

« Au départ, je ne voulais pas aller à Monaco, je devais rejoindre l’OM »

– Au cours du mercato d’hiver 1999, tu vas prendre la direction de l’AS Monaco entraîné par Claude Puel. Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à quitter le RC Lens? Pourquoi avoir choisi l’ASM? As-tu reçu des offres d’autres clubs?

Honnêtement, je ne voulais pas aller à Monaco. En fait, au fond de moi, je ne voulais pas quitter Lens. J’avais l’impression d’avoir encore tout à prouver, je n’étais pas encore prêt à rejoindre un club où la concurrence était très importante. Je n’étais même pas un titulaire confirmé au RC Lens.

Marseille m’avait sollicité par l’intermédiaire de Rolland Courbis. Il voulait attendre la fin de mon contrat et me faire signer gratuitement à l’OM. Son discours et sa proposition me faisaient rêver et j’étais d’accord pour le rejoindre. Dans ma tête, si je quittais Lens, c’était pour rejoindre le club phocéen.

Le problème, c’est que le club de Lens négociait aussi de son côté. Les dirigeants me proposaient un renouvellement de contrat avec un salaire dérisoire par rapport aux offres des autres clubs. J’ai senti que le club ne faisait pas tout le nécessaire pour me garder.

Lorsque la proposition de l’AS Monaco, avec une éventuelle somme d’argent à encaisser, est arrivée sur le bureau des dirigeants lensois, ils se sont empressés de me faire partir là-bas.

Je me rappelle être dans le bureau du président et lui dire que je n’irais pas à Monaco.

Gervais Martel me demande d’aller tout de même au rendez-vous, au moins par politesse avec les dirigeants monégasques. Dans ma tête c’était clair que j’allais rester dans le Nord.

J’arrive devant le président de Monaco accompagné de ses conseillers et je n’ai pas fait long feu! (Rires). Par rapport à ce qu’ils avaient mis sur la table, je ne pouvais pas lutter, ni discuter. J’ai demandé à rencontrer Claude Puel, l’entraineur, afin de savoir comment il comptait m’utiliser. Je venais pour remplacer Thierry Henry qui partait à la Juventus et j’avais la capacité de pouvoir jouer à gauche, à droite ou même dans l’axe.

– Tu vas jouer quatre saisons à Monaco et devenir une nouvelle fois champion de France de Ligue 1, malheureusement tu auras du mal à t’imposer en tant que titulaire au sein de l’attaque monégasque durant cette période. Que retiens-tu de ces quatre années passées sur le Rocher? Pourquoi as-tu eu tant de mal sur le front de l’attaque de l’ASM?

Le problème c’est que devant moi, j’avais David Trezeguet qui était une machine à marquer des buts. C’est difficile d’être en concurrence avec ce genre de joueur, car même à 100 % de tes capacités, tu as du mal à t’imposer face à ce style d’attaquant de très haut niveau.

Dés le début, je me dis que je ne suis pas à ma place et du coup, je me persuade que c’est le cas et je baisse les bras. C’était assez difficile comme expérience, mais elle m’a permis de grandir.

Je pense que je n’ai jamais trop eu ma chance à l’ASM et je regrette de ne pas avoir eu confiance en moi à cette époque.

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– A l’AS Monaco, lors de ta dernière saison au club, tu vas avoir Didier Deschamps comme entraineur. Comment s’est passée la cohabitation avec l’actuel sélectionneur de l’Equipe de France? Qu’est-ce que tu penses de lui et de sa carrière d’entraineur?

A son arrivée, Didier Deschamps me met à l’écart avec d’autres joueurs du groupe. Je pense que c’était une décision des dirigeants plutôt que de Deschamps, qui n’a même pas pu nous tester pour voir nos éventuelles qualités.

Je ne suis pas le genre de personne à aller pleurer ou me plaindre et même si cela m’a affecté, la vie continuait. J’aspirais juste à trouver une solution au plus vite.

Cependant, la donne va changer et Deschamps s’aperçoit qu’il a donné les clés aux mauvaises personnes de l’effectif. Il a vu qu’il était dans un environnement malsain et il vient me voir pour me réintégrer dans l’effectif. Par la suite, il s’est expliqué devant le groupe en disant que je travaillais bien en ce moment et que je méritais d’avoir ma chance.

J’ai beaucoup d’admiration pour lui, car il fait parti, au même titre que Zinedine Zidane, des gens qui sont bénis par les Dieux. Tout ce qu’il entreprend, il le réussit. Il a eu la chance avec lui durant toute sa carrière.

J’ai aimé le fait qu’on puisse discuter avec lui assez franchement, il dit les choses sans tourner autour du pot. Il accepte de se tromper avec un joueur et va presque jusqu’à s’excuser auprès de celui-ci lorsqu’il fait une erreur. De plus, il a une crédibilité naturelle, notamment grâce à sa carrière de joueur qui le rend quasi-intouchable.

Il fait toujours ses choix dans l’intérêt de l’équipe et arrive à tirer le maximum de ses joueurs. Pour moi, c’est le meilleur entraineur à ce niveau-là, il peut arriver à te faire penser que tu es le meilleur joueur du monde.

– Puis, tu décides de rejoindre l’En Avant Guingamp qui évolue en Division 1 où tu retrouves du temps de jeu. Comment s’est passée cette saison du côté du Roudourou? Pourquoi ne pas être resté dans les Côtes-d’Armor à la fin de la saison?

C’était une excellente saison d’un point de vue personnel et collectif. Malheureusement, en fin de saison à l’EAG, j’ai eu un souci physique au mollet que j’ai eu du mal à identifier et qui m’a empêcher de jouer les derniers matchs de la saison. J’aurais bien aimé rester là-bas car je me sentais très bien, mais c’était difficile pour eux de me prolonger au vue de ma fin de saison et des risques de rechute..

J’ai retrouvé à Guingamp, l’environnement que j’avais connu au Racing Club de Lens et à 100% de mes moyens, je pense qu’on aurait pu faire quelque chose de très bien.

« J’ai vécu une histoire de fou avec les matchs truqués en Belgique »

– Puis tu choisis de t’exiler en Belgique en signant à la Louviére où tu vas réaliser une assez bonne saison. Malheureusement tu vas connaître des problèmes extra-sportifs. Que s’est-il passé exactement au sein du club belge? 

C’est une histoire de fou! Je suis tombé sur un truc de malade. J’explique comment j’ai vécu la chose.

J’apprends que beaucoup de joueurs de l’équipe n’étaient pas payés, le président ne respectait pas ses engagements.

Vers la fin de saison, juste avant un entraînement, les joueurs viennent me voir et me disent que pour le dernier match de la saison, ils veulent faire grève pour manifester leurs mécontentements.

Ils voulaient aller sur le terrain, prendre dix buts et dire après : »Voilà c’est comme cela que ça se passe quand on n’est pas payé ». Je leur ai répondu, que je ne cautionnais pas cela pour la bonne raison que j’avais des primes à l’objectif et que si je marquais encore un but, je touchais une prime exceptionnelle. Je leurs ai proposé qu’au coup d’envoi, on reste les bras croisés sur le terrain pendant deux minutes pour manifester.

Le matin du match, je me dis que ce n’est pas possible, que mes coéquipiers vont jouer le match et qu’ils ne vont pas venir pour rien. On rencontre Lierse qui n’était pas une grande équipe et je m’aperçois que mes coéquipiers ne jouent pas. Les défenseurs accompagnent les attaquants adverse comme on peut le voir à l’entrainement et on prend des buts ridicules. J’entendais certains joueurs qui disaient ; « Allez, encore un but de plus ».

J’étais énervé de me retrouver dans cette situation que je ne comprenais pas et on perd le match sur le score de sept à zéro. A la fin du match, aucun joueur de mon équipe n’est allé parler à la presse pour donner les raisons de ce non-match.

Tout ce que je viens de dire, c’est ce que j’ai ressenti sur le moment, mais en fait la réalité était tout autre.

En effet, la vérité éclate et cette rencontre fait partie de l’histoire des matchs truqués du championnat de Belgique cette année-là. Sauf, que je suis mis dans le lot des joueurs concernés.

Au début, cela me fait rire, je ne prenais pas cette affaire au sérieux, du moins me concernant. Puis, mon nom commence à sortir et je décide de prendre un avocat, car je m’aperçois qu’on essaie de me faire porter le chapeau dans l’affaire.

Toutes les charges contre moi seront levées, mais le mal était fait. On avait sali mon nom même si j’avais été acquitté par le tribunal.

– Pour finir ta carrière, tu optes pour le KSV Roulers qui évolue en première division du championnat belge. Tu vas réaliser notamment une première saison pleine en marquant 11 buts en 25 matchs de championnat. Peux-tu nous raconter cette saison dans le club de Roulers? Comment expliques-tu une telle réussite pour toi lors de cette année?

Je me suis retrouvé dans un environnement sans pression, où l’équipe jouait pour moi. Je n’ai pas été inquiété par les blessures et je pouvais me gérer au mieux.

C’était une équipe de besogneux qui travaillait beaucoup et moi, j’étais là pour finir les actions. C’était facile pour moi de rentrer dans ce schéma tactique.

– A la fin de ta carrière de joueur, tu vas très vite devenir sélectionneur de l’équipe d’Haïti d’où tu es originaire. Qu’as-tu retenu de cette expérience si enrichissante?

Toutes les expériences qu’elles soient bonnes ou mauvaises sont bonnes à prendre. J’ai découvert le plaisir de pouvoir transmettre, de pouvoir entraîner. J’ai trouvé ma vocation, je suis dans ce que j’ai envie de faire.

Haïti a été une bonne expérience pour que je me découvre moi-même, mais ce fût difficile. Au niveau du contexte, tu n’as aucune chance de réussir. Ils ne sont pas programmés à évoluer, que ça soit au niveau de la logistique ou au niveau humain, pour faire de la compétition de haut-niveau. Une fois que tu as entraîné un pays comme cela, tu peux aller entraîner n’importe où, ça sera toujours plus professionnel.

Je pense qu’il y a un énorme potentiel au niveau des joueurs d’Haïti, il devrait se donner les moyens de réussir, afin de se qualifier pour une Coupe du Monde.

–  Tu es depuis 2014 l’entraîneur du FC Miami City qui évolue en troisième division du championnat américain. Comment se déroule l’apprentissage de tes nouvelles fonctions? Quel genre d’entraîneur es-tu? A terme, souhaiterais-tu entraîner en France?

Comme je te l’ai dis précédemment, j’aime transmettre. Je m’améliore d’année en année et comme j’ai la chance de travailler avec des jeunes et des adultes, je gagne beaucoup en expérience. Je suis en train de me forger sur le tard.

Je suis à l’écoute de mes joueurs. J’ai envie de leurs transmettre mon expérience, car ici ils n’ont pas de repères. Ils rêvent tous de devenir des footballeurs professionnels, mais ne savent pas tous les sacrifices qu’il faut pour y parvenir.

J’essaie de les faire se sentir concerné par le football. J’aime les voir progresser et évoluer, je me considère plus comme un formateur plutôt qu’un entraineur.

Je pense qu’il est impossible que je revienne en France. Je suis venu à Miami dans ma jeunesse et mon rêve était de venir y habiter un jour. J’avais tout de suite accroché avec la ville et le contexte. Je me retrouve à faire ce que j’aime, dans l’endroit où je voulais être.

En France, beaucoup de gens se réjouissent des malheurs des autres, tandis qu’ici, aux Etats-Unis, ils sont contents de te voir épanoui. C’est important d’être dans un environnement positif pour te sentir bien dans ta peau.

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 –  A Miami, tu as créé une académie pour les jeunes footballeurs. Peux-tu nous en dire plus? Quels sont tes objectifs pour cette école de football?

Je leur dis que plus vite ils comprennent les choses, plus vite ils vont progresser. Une fois que tu as compris ce qu’était le professionnalisme, tu n’as plus de limite. Ce qui fait basculer un joueur avec des qualités, en un joueur professionnel, c’est la mentalité.

Mon objectif, c’est de faire évoluer ces jeunes jusqu’à l’équipe première du club.

Ce côté formateur m’enchante et je m’attache énormément à ces joueurs. Je les aime ces gamins! (Rires)

 – Avec quels anciens coéquipiers es-tu resté proche?

 Tony Vairelles, je l’ai encore eu hier au téléphone. Samuel Ipoua aussi qui va venir nous rejoindre.

 – Quel est le joueur le plus drôle avec qui tu as joué? Peux-tu nous citer une anecdote à ce sujet?

 Ludovic Giuly. Il fait toujours le con!

 – Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

Je vous souhaite beaucoup de belles choses. De beaux résultats pour l’Equipe de France, car maintenant que Deschamps est sélectionneur, je suis à fond derrière eux. Au plaisir.

JayjayLE KESTU2VIENS AVEC WAGNEAU ELOI

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