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LE KESTU2VIENS AVEC PONTUS FARNERUD

C’est de sa Suède natale que j’ai eu le grand plaisir de m’entretenir avec Pontus Farnerud. Malgré un emploi du temps surchargé, l’ancien Monégasque a gentiment accepté ma demande et s’est montré très disponible pour répondre à mes questions.

C’est une nouvelle fois, une rencontre agréable que j’ai eu la chance de faire. Très sympathique et constamment dans le partage, le Suédois a montré que c’était un grand monsieur.

Très heureux dans sa nouvelle vie, il est revenu sur sa belle carrière, qui l’a vu notamment disputé plus de 390 matchs en professionnel, pour le plus grand plaisir des lecteurs du Blog de Jayjay.

– Bonjour Pontus, tu nais à Helsingborg en Suède et débute le football à Landskrona, où tu passes ton enfance. Tu vas gravir les échelons dans ce club jusqu’à devenir professionnel. Peux-tu nous raconter ton apprentissage du ballon rond jusqu’à l’intégration de l’effectif professionnel?

J’ai eu la chance d’évoluer dans un club formateur qui a toujours réussi à sortir de bons joueurs. En grande partie, grâce à des entraîneurs dévoués qui connaissent la façon de faire progresser les jeunes joueurs.

J’ai beaucoup progressé là-bas avant de signer à Monaco. A l’époque, le plus important pour moi c’était le plaisir, mais j’éprouvais aussi l’envie de me transcender pour arriver à devenir footballeur professionnel.

– A l’âge de seize ans, tu vas jouer ton premier match en professionnel avec le club de Landskrona. Que peux-tu nous dire sur ce souvenir si important dans la vie d’un footballeur?

C’était un peu inattendu et pas facile à gérer à cet âge-là. J’ai dû faire face à de la jalousie et à pas mal de pression, mais à partir du moment où j’étais avec l’équipe première j’ai tout fait pour montrer que je méritais ma place.

– En 1998, tu décides de quitter ton club formateur pour rejoindre la France et l’AS Monaco. Comment s’est passé ton transfert? As-tu reçu des offres d’autres clubs?

J’ai hésité entre Monaco et l’Ajax d’Amsterdam. Je ressentais un peu plus d’envie de me recruter de la part de Monaco et une fois que j’ai visité les installations avec mes parents et mon agent j’ai pris la décision de signer pour l’ASM.

« J’ai pris beaucoup de plaisir à avoir Claude Puel comme entraîneur »

– Tu arrives donc à l’AS Monaco qui possède un effectif pléthorique et dès ta deuxième saison en Principauté, tu vas devenir Champion de France. Comment s’est passée ton adaptation sur le Rocher? Peux-tu nous parler de tes deux premières saisons du côté de Louis II?

Ce n’était pas facile de m’imposer à mon arrivée. Nous avions une très belle équipe avec beaucoup de joueurs de qualité. Quand tu es jeune et que tu arrives dans un autre pays où tu ne parles pas la langue, que tu es loin de ta famille et de tes amis, tu dois être fort mentalement pour réussir et croire en toi.

Être champion avec cette équipe était magnifique. J’ai pris beaucoup de plaisir et j’ai énormément appris de mes coéquipiers pendant cette année-là. De plus, j’ai vraiment aimé travailler avec Claude Puel, un très grand entraineur.

pONTUS fARNERUD 3

– Durant les trois saisons suivantes, tu vas disputer cinquante et un match de Ligue 1 avec l’ASM, avant d’être prêté au Racing Club de Strasbourg. Comment se sont passées ces trois années où tu n’as pas eu un temps de jeu conséquent? Quel était ton objectif personnel avec ce prêt en Alsace? Peux-tu nous raconter cette saison du côté du RCS?

La saison après le titre a été peut-être ma meilleure saison et j’ai réussi à gagner ma place lors de la deuxième partie de l’année.

Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de jeu que je souhaitais lors des saisons suivantes. Pour continuer de progresser et être en équipe nationale, nous avions trouvé la solution du prêt. J’ai d’ailleurs fait le bon choix, car cela s’est très bien passé avec le Racing Club de Strasbourg.

– De retour de prêt, tu réalises une bonne saison à l’AS Monaco, pourtant tu vas quitter le club et être transféré au Racing Club de Strasbourg. Pourquoi avoir quitté la Principauté alors que tu sortais d’une bonne saison? Qu’est-ce qui t’as attiré dans le projet strasbourgeois?

En effet, j’ai réalisé une bonne saison à l’ASM grâce à l’année que j’avais passé en prêt à Strasbourg. Didier Deschamps m’a fait beaucoup confiance sur cette période.

J’avais une proposition de prolongation de Monaco, mais j’avais envie de changer d’air et à Strasbourg, il y avait mon frère qui jouait. De plus, j’avais beaucoup apprécié jouer là-bas durant mon prêt.

Avec du recul, c’est peut-être la seule décision que je regrette dans ma carrière.

– Malheureusement, le Racing descend en Ligue 2 et tu vas quitter la France pour signer au Sporting Portugal qui évolue en première division portugaise. Que peux-tu nous dire sur ces deux années au Sporting?

J’ai vécu une belle expérience. C’est un grand club, avec des supporters passionnés par leur équipe.

C’était intéressant humainement aussi, car j’ai découvert un autre pays, une autre langue et une autre culture.

Au niveau sportif, nous avons terminé deuxième du championnat, derrière Porto. On a participé deux ans de suite à la Ligue des Champions et on a gagné la Coupe du Portugal.

– Tu décides de partir du Portugal pour rejoindre le club norvégien du Stabaek où tu vas devenir champion de Norvège dés ta première saison. Tu vas rester trois ans dans ce club et même disputer la Coupe d’Europe. Quels sont tes meilleurs souvenirs à Stabaek?

Nous avons gagné le premier titre de l’histoire du club et l’année d’après on a failli se qualifier pour la Ligue des Champions, malheureusement on a perdu durant les barrages de qualification pour les phases de groupe.

Personnellement, ça c’est très bien passé pendant trois ans et j’ai beaucoup aimé habiter et vivre en Norvège, malgré le froid.

– Ta carrière se termine en Suède, après avoir porté le maillot de l’IFK Göteborg durant deux saisons. Etait-ce une volonté de ta part de finir ta vie de footballeur dans ton pays d’origine? Comment as-tu vécu ces deux années?

Oui, c’était ma volonté de retrouver la Suède et l’IFK Göteborg est un grand club dans mon pays. Je suis fier d’avoir fini ma carrière dans ce club.

Malheureusement, je me suis blessé et je me suis fait opérer des hanches. A cause de cela, j’ai été obligé d’arrêter ma carrière.

Nous avons gagné la Coupe de Suède lors de ma dernière année et j’ai marqué le dernier penalty, lors de la séance des tirs au but. C’est un bon souvenir, même si j’étais obligé de quitter le sport que j’aimais tellement.

– Tu intègres l’équipe nationale de Suède en 2002 et vas compter onze sélections durant ta carrière. Quelles ont été tes impressions lors de ta première sélection? Quels sont tes meilleurs souvenirs avec le maillot de la Suède sur le dos?

Lorsque j’ai joué mon premier match avec l’équipe nationale, j’ai ressenti une énorme fierté.

J’ai participé à la Coupe du monde au Japon/Corée du Sud en 2002 et au Championnat d’Europe en 2004.

Pendant cette période la Suède avait une superbe équipe avec Henrik Larsson, Freddy Ljungberg, Kennet Andersson, Zlatan Ibrahimovic, etc..

« C’est magique d’avoir pu jouer dans la même équipe que mon frère »

– Tu as la particularité d’avoir un frère (Alexander) qui est aussi footballeur professionnel et qui évolue, aujourd’hui encore, à Hacken (Première Division Suédoise). Vous avez même évolué au Racing Club Strasbourg à la même époque. Durant ta carrière, est-ce que cela t’a servi que quelqu’un de proche vive la même chose que toi? Comment s’est passé votre saison au Racing d’un point de vue familial?

Pour moi, c’est super d’avoir joué avec (et contre) mon frère. Cela l’est sûrement encore plus pour nos parents de voir leurs enfants évoluer ensemble en professionnel.

Je suis son plus grand supporter et je suis fier de lui. Il est toujours un très bon joueur et je pense qu’il fait encore parti des meilleurs joueurs suédois. Il a aussi eu une belle carrière, malgré ses deux ruptures des ligaments croisés lorsqu’il était au Torino.

– Quels sont les joueurs les plus drôles que tu aies rencontré durant ta carrière?

Le plus drôle, c’est Ludovic Giuly sans hésitation!

– Quels sont les joueurs avec qui tu es resté en contact?

Quelques joueurs dans chaque club où je suis passé, mais évidemment surtout des footballeurs suédois.

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– Où en es-tu au niveau sportif et professionnel?

J’ai arrêté ma carrière en 2013. Depuis deux ans, je travaille comme consultant pour la télévision suédoise.

D’abord, j’ai suivi la Ligue 1 avec notamment Zlatan Ibrahimovic quand il évoluait au Paris Saint-Germain. Puis, j’ai travaillé cet été sur le Championnat d’Europe en France et depuis qu’Ibrahimovic a quitté le PSG, je travaille sur le championnat de Suède.

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

 Merci de m’avoir interviewé. J’espère que Monaco va gagner la Ligue 1 et la Ligue des Champions et que Strasbourg va remonter en Ligue 1 ;-)!!!

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