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LE KESTU2VIENS AVEC HABIB BAMOGO

C’est un Habib Bamogo en grande forme et très détendu que j’ai eu le plaisir d’interviewer. Désormais retiré des terrains, il a cependant de nombreuses occupations avec notamment des passages à la télévision en tant que consultant sur beIN SPORTS ou des participations à des séances photos pour la marque « Animal Skull », ligne de vêtements développée par son petit frère.

Très calme et disponible, l’ancien marseillais s’est notamment livré sur ses débuts dans le football, sur sa belle carrière et sur certains joueurs qu’il a côtoyés.

Un entretien rempli de simplicité de l’ancien international burkinabé pour le plus grand plaisir des lecteurs du Blog de Jayjay.

 

– Bonjour Habib, tu commences ta formation de footballeur à l’INF Clairefontaine, avant de  rejoindre le centre de formation du Montpellier Hérault Sporting Club à l’âge de 17 ans. Que peux-tu nous dire sur cette période? Avec quels joueurs as-tu fait tes premiers pas à l’INF?

Je pense que ce sont les meilleurs moments de ma jeune carrière, car nous aimions nous retrouver autour d’un ballon. La pression et les résultats obligatoires n’existaient pas à cette époque et nous progressions à une vitesse folle.

A l’INF, j’ai côtoyé entre autres Lionel Mathis, Selim Benachour et Kemal Bourhani.

– A Montpellier, tu gravis les échelons au sein du club héraultais. Tu passes du centre de formation à l’équipe réserve, puis tu joues ton premier match en Ligue 1. Peux-tu nous raconter cette évolution jusqu’à cette première apparition au plus haut-niveau?

En arrivant à Montpellier, j’ai ressenti de la pression car j’avais l’étiquette du joueur de l’INF. On me regardait différemment, mais avec le temps je m’y suis fait.

Mon parcours a été très académique et j’ai constamment été poussé par des entraîneurs comme Thierry Laurey notamment qui est actuellement l’entraîneur du RC Strasbourg..

– Tu vas t’imposer au sein de l’attaque montpelliéraine et devenir un attaquant prolifique avec notamment seize buts inscrits lors de la saison 2003/2004. Quel est ton ressenti sur cette saison exceptionnelle d’un point de vue personnel?

C’était une saison exceptionnelle pour moi. J’ai été formé comme un ailier, un vrai joueur de couloir et ma première année en pointe a été excellente. Malheureusement, j’avais beaucoup été touché par la descente du club héraultais en Ligue 2.

« Je n’ai pas signé à l’OM pour remplacer Drogba »

– A l’issue de cette saison fantastique pour toi, tu signes à l’Olympique de Marseille où tu vas avoir la difficile tâche de remplacer Didier Drogba. Pourquoi avoir choisi l’OM? As-tu eu des contacts avec d’autres clubs?

A la base, j’ai signé à l’OM pour jouer avec Didier Drogba et non pour le remplacer. Tout le recrutement a été fait autour de lui et au final il a quitté le club. Je pense que c’était déjà la première erreur des dirigeants de l’époque.

J’ai eu des contacts avec d’autres clubs, mais mon premier choix était d’aller à Marseille. De plus, jouer avec Didier était pour moi un très bon choix.

Habib bamogo 2

– Tu réalises une assez bonne première saison à l’OM avec trente matchs disputés et six buts marqués. Pourtant, tu es prêté la saison d’après au FC Nantes. Pourquoi ne pas être resté à l’OM après une première saison plutôt réussie? Que peux-tu nous dire de cette saison au FCNA?

Effectivement, je pense avoir fait une assez bonne saison malgré les performances moyennes de l’équipe. J’aurais pu faire mieux si je n’avais pas eu des blessures à répétition dans la deuxième partie de saison.

J’ai finalement été prêté car il y avait une guerre en interne. Une fois que José Anigo est revenu en tant que directeur sportif, tous les joueurs que Pape Diouf avaient fait venir, on était obligé de partir. Cependant, je ne peux pas trop rentrer dans les détails.

À Nantes, j’ai beaucoup aimé le club, mais j’ai été imposé par le président et Serge Le Dizet, l’entraîneur de l’époque ne comptait pas forcément sur moi. Il y a eu trop de conflits entre lui et moi pour que je puisse m’exprimer totalement.

– Tu vas être prêté successivement au Celta Vigo puis à Nice. Peux-tu nous raconter ces deux expériences dans ces formations?

Le Celta Vigo est un super club. Je suis arrivé en février, j’avais la confiance d’Hristo Stoichkov, l’entraîneur. Tout se passait bien jusqu’à l’arrivée d’un nouveau coach, Lopez Caro.

A la fin de saison, nous sommes descendus et c’est à cause de ça que je suis parti, sinon je serais resté au club.

Habib Bamogo 1

– A Nice, les dirigeants vont lever l’option d’achat et tu vas t’installer sur la Côte d’Azur durant trois saisons supplémentaires. Tu vas réaliser une première année assez réussie et deux autres plus difficiles d’un point de vue personnel. Peux-tu nous parler de ces trois saisons?

En comptant mon année en prêt, je suis resté à l’OGC Nice durant quatre saisons. Ma première saison en prêt a été un peu difficile, mais la deuxième a été vraiment bonne. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup joué lors des deux saisons suivantes.

J’aurais dû quitter le club lorsque Frédéric Antonetti est parti au Stade Rennais car c’est l’homme qui me faisait confiance au sein du club niçois.

– Tu quittes Nice pour le club Grec du Panetolikos FC, puis trois mois après, tu signes en Deuxiéme Division Anglaise, à Doncaster Rovers et dix mois après tu rebondis en Bulgarie, à Botev Plovdiv où tu ne restes que cinq mois. Peux-tu nous expliquer cette période d’instabilité?

Ce fût une période où je n’ai pas eu l’opportunité de faire le moindre stage de pré-saison, ce qui ne m’a pas permis d’être en pleine possession de mes moyens durant deux années. J’ai eu du mal à m’adapter à ces clubs et à répondre présent notamment sur le plan physique.

De plus, les mentalités de certains pays étaient trop différentes de celle que j’avais connue en France.

– Par la suite, tu rejoins le championnat d’Indonésie qui malheureusement va s’arrêter juste un an après ton arrivée. Que retiens-tu de ton expérience dans ce championnat exotique en tant que joueur mais aussi en tant qu’être humain?

L’Indonésie a été une période très enrichissante à tous les niveaux, j’ai notamment découvert une culture différente et une façon de vivre atypique.

Là-bas, le football est très populaire et au niveau de l’ambiance, la ferveur qui règne à l’intérieur des stades n’a rien à envier à ce qu’on peut retrouver en France.

« J’ai définitivement mis un terme à ma carrière de footballeur »

– Où en es-tu au niveau sportif?

Depuis l’année dernière, j’ai définitivement mis un terme à ma carrière. Je me consacre à d’autres activités. J’ai connu beaucoup trop de blessures sur les dernières années de ma carrière et c’est pour cela que j’ai pris cette décision.

– Quels sont les joueurs qui t’ont le plus impressionné jusqu’à maintenant?

Franck Ribéry, Robinho, Ronaldinho. Il y aussi Lionel Messi que j’ai affronté lors d’un match amical OM-Barcelone. Il avait seize ans et c’était déjà un sacré joueur!

– Quels sont les défenseurs les plus « durs » face à qui tu as joué?

Sergio Ramos, Cedric Kanté et José Pierre Fanfan.

– Tu as connu pas mal de pays différents et des championnats originaux (Indonésie, Bulgarie…). As-tu des anecdotes surprenantes sur certaines situations que tu as vécu dans ces clubs?

Je n’ai pas forcément d’anecdotes particulières. L’approche du football professionnel est pratiquement la même dans le monde entier.

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog De Jayjay?

Merci de m’avoir permis de partager différents moments de ma carrière et à très bientôt sur le Blog de Jayjay!

 

 

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