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LE KESTU2VIENS AVEC NICOLAS BAUDOIN

Entendre Nicolas Baudoin raconter son parcours atypique et ses souvenirs de footballeur fût une expérience assez enrichissante pour moi.

Très sympathique et d’une gentillesse extrême, l’ancien latéral droit s’est confié sur ses premiers pas sur le rectangle vert, sur son parcours de footballeur professionnel qui l’a vu obtenir trois montées en Division 1 avec trois clubs différents, ainsi que sur le monde du football et notamment ses anciens coéquipiers.

Celui qui siégeait au comité directeur de l’UNFP à l’époque pour défendre les joueurs n’a pas beaucoup changé. Toujours travailleur et volontaire, il a superbement  réussi sa reconversion professionnelle et nous explique sa nouvelle vie avec une bonne humeur communicatrice et une passion débordante.

Un entretien rempli d’anecdotes avec un Nicolas Baudoin, attachant et humble, pour le plus grand plaisir des lecteurs du Blog de Jayjay.

– Bonjour Nicolas, natif de Nice, tu commences le football dans le club de l’Entente Saint Sylvestre Nice Nord avant de jouer en amateur dans le club de Puget-sur-Argens. Tu vas ensuite rejoindre le centre de formation de l’OGC Nice. Que peux-tu nous dire sur ton enfance et tes débuts sur le rectangle vert? Comment s’est déroulé ton passage du niveau amateur au niveau professionnel?

Je joue dans le club de Saint Sylvestre jusqu’à mes dix-sept ans. L’Entente Saint Sylvestre est un vrai club de quartier comme l’est aussi le Cavigal de Nice par exemple. Je garde de cette époque des souvenirs marquants avec notamment une ambiance particulière au bord des stades et les premières amitiés avec le coéquipiers.

A dix-sept ans, j’évolue en Division d’Honneur avec le club de Puget-sur-Argens durant deux saisons avant de signer à l’OGC Nice, où ma mission était d’encadrer les jeunes qui évoluaient en équipe réserve (Division d’Honneur).

Lorsque je vais à Nice pour signer ma licence amateur, je croise dans les locaux Pierre Alonzo, le père de Jérôme avec qui j’avais évolué à Saint Sylvestre. Il était directeur du centre de formation de l’OGC Nice et me propose de venir m’entraîner avec le centre de formation tout le mois de juillet. A l’époque j’étais chef d’entreprise, j’ai donc pris un mois de congés pour pouvoir aller m’entraîner avec les jeunes du club.

Au bout de deux semaines, nous faisons une opposition contre certains membres du groupe professionnel et à la fin de ce match, Jean-Noël Huck, l’entraîneur de l’équipe première et Pierre Alonzo sont venus me proposer de signer un contrat stagiaire. J’ai réfléchi trois secondes et j’ai accepté! (Rires)

– A l’âge de 21 ans, tu débutes en Division 2 avec le maillot niçois sur le dos. Comment s’est passé ton premier match avec les Aiglons? Quels sont les coéquipiers qui t’ont aidé à l’approche de cette rencontre?

Je gravis les échelons et je passe du centre de formation à la Division 3, puis le 11 avril 1992 je fais mon premier match en Division 2 face au FC Martigues.

Il faut savoir que peu de temps avant que je foule le Stade du Ray en tant que joueur, j’étais en tribune en tant que supporter, donc j’ai ressenti énormément de fierté. Durant la rencontre, j’ai pris beaucoup de plaisir et c’est ce soir-là que j’ai pris conscience de la chance que j’avais de devenir un footballeur professionnel.

A l’approche de la rencontre, j’ai beaucoup été aidé par mes coéquipiers René Marsiglia, Gérard Buscher et Gilles Morisseau. L’entraîneur, Jean-Noel Huck m’a aussi demandé de jouer sans complexe et de profiter.

– Après deux saisons en Division 2, tu décides de quitter l’OGC Nice et tu vas être prêté au club de Vallauris qui évolue à l’époque en Troisième Division. Pourquoi avoir quitté Nice et rejoint un club qui évoluait une division en dessous?

Lors de la deuxième saison, Jean-Noël Huck est limogé et c’est Albert Emon qui est intronisé entraîneur de l’équipe première. Je me retrouve là-plupart du temps remplaçant avec le nouvel entraîneur. Il voulait me montrer que je devais en faire beaucoup plus pour devenir un joueur professionnel digne de ce nom. C’est grâce à lui que j’ai pu être prêté à Vallauris où j’ai pu m’aguerrir et emmagasiner de l’expérience.

– Ton expérience dans les Alpes-Maritimes ne durera qu’un an. En effet, après une seule saison au club, tu prends la direction de l’Olympique d’Alès en Cévennes qui évolue en Division2. Que retiens-tu de ton passage à Vallauris?

A Vallauris, j’arrive dans une équipe de qualité. Je côtoie entre autres Hervé Renard, Jean-Michel Sintes, Alain Ravera, Maurent Bonadei, Nono Mouka. Nous ratons la montée en Division 2 de très peu et cette année restera comme l’une des meilleures de ma carrière. J’ai trouvé une ambiance exceptionnelle dans un club familial.

– C’est à l’OAC que ta carrière professionnelle va vraiment décoller. En deux saisons, tu vas porter le maillot bleu et blanc à 79 reprises. Quels sont tes meilleurs souvenirs de ton passage du côté du stade Pierre-Pibarot? Quelles ont été les personnes importantes au club lors de ces deux saisons?

C’est José Pasqualetti, l’entraîneur de l’OAC à l’époque, qui est venu me chercher à Nice par l’intermédiaire d’Albert Emon. La première saison est exceptionnelle avec des joueurs comme Eric Delétang, Mass Sarr, Jérôme Calatraba, Cédric Barbosa, Gilbert Ceccarelli et j’en oublie!

C’est un club qui correspond à mes valeurs et à mon tempérament, avec un esprit clocher et assez peu de moyen. Nous finissons la saison à une belle dixième place et nous sommes éliminés par l’Olympique de Marseille aux tirs au but en Coupe de France.

Au niveau personnel, Alès restera un excellent souvenir car c’est à cette période que je rencontre mon épouse Sandrine.

– Malheureusement, lors de ta deuxième saison à l’OAC, le club descend en National. Tu quittes le Gard pour rejoindre la Berrichonne de Châteauroux qui est en Division 2. Peux-tu nous parler de cette saison catastrophique avec Alès? Pourquoi avoir choisi de rejoindre Châteauroux? As-tu reçu des propositions d’autres clubs?

La deuxième saison est catastrophique à tous les niveaux. En début de saison, il y a le décès accidentel de Christophe Campos qui mine le groupe et nos résultats s’en font ressentir. C’est la pire saison de ma carrière, nous ne marquons que vingt-cinq points en quarante-deux matchs de championnat.

A la fin de ma première saison à Alès, j’ai failli signer à l’AS Monaco ou à Lille, mais pour des raisons diverses les transferts ont échoué. Châteauroux qui me suivait depuis l’époque de Vallauris m’a contacté par l’intermédiaire de Pascal Gastien (ex-OGC Nice) et le discours de l’entraîneur Victor Zvunka m’a plu. J’ai toujours été un joueur de cœur plutôt qu’un joueur de talent et lors de notre entretien, Victor Zvunka m’a fait sentir que c’était ce type de joueur qu’il cherchait et qu’il me voulait absolument.

« A Châteauroux, nous avions une équipe de joueurs revanchards »

 – Tu vas réaliser une excellente première saison sous le maillot de Châteauroux et le club va finir champion de France de Division 2. Peux-tu nous parler de cette merveilleuse année? Quels sentiments as-tu ressenti au soir de la dernière journée de championnat?

D’un point de vue personnel, cette saison à la Berrichonne faisait suite à une année noire à Alès. A Châteauroux, c’était l’inverse tout se combinait à merveille. J’ai souvenir qu’à la quatrième journée, Zvunka m’a branché en me disant que j’avais déjà marqué plus de points que durant toute la saison précédente! (Rires)

Le club avec le président Patrick Trotignon et Zvuncka avait construit une équipe saine, avec des joueurs revanchards comme Ferdinand Coly, Nicolas Weber, Yann Lachuer, Pierre Chavrondier. Nous voulions montrer que nous n’étions pas perdus pour le football et la mayonnaise a pris dés la première journée.

Le match de la montée fût un moment magnifique. J’avais vécu des accessions en Ligue 1 en tant que supporter de l’OGC Nice et là, je le vivais en tant que joueur. J’ai le souvenir qu’à la fin de la dernière journée de championnat lors du match pour le titre, j’ai le sentiment du devoir accompli. Je suis en transe sur le terrain, ivre de bonheur de voir mon parcours atypique de footballeur. Je suis aussi satisfait pour les gens de Châteauroux, qui sont en pleurs et qui nous remercient chaleureusement. Au niveau personnel, de voir les visages de tous ces supporters si heureux, c’est ma plus grosse récompense de sportif de haut-niveau.

baudoin chateauroux

– La saison d’après, tu connais la Division 1 pour la première fois de ta carrière. Tu vas prendre part à 22 rencontres de championnat, mais tu ne pourras éviter la relégation du club de l’Indre à l’étage inférieur. Peux-tu nous décrire cette saison passée au plus haut niveau du football français? Selon toi, qu’est-ce qu’il vous a manqué pour vous maintenir parmi l’élite?

Je me suis rendu compte très vite que la Division 1 est un autre monde comparé à la Division 2. Le rythme était beaucoup plus rapide, tactiquement c’était difficile, tout était un cran au-dessus de ce que j’avais connu précédemment. J’étais un bon petit joueur de Deuxième Division et la marche pour le plus haut niveau du football français était trop haute. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi je n’ai joué que vingt-deux matchs de championnat! (Rires)

J’ ai pu jouer dans les plus beaux stades de France. En plus, c’était l’année de la Coupe du Monde 1998 donc les enceintes étaient rénovées et plus belles les unes que les autres, j’ai donc bien profité de chaque minute passée sur le terrain.

Malheureusement, nos prestations loin de nos bases furent catastrophiques. Sur dix-sept rencontres disputées à l’extérieur, nous n’avons engrangé que cinq matchs nuls pour douze défaites. C’est ce qui explique notre descente cette saison-là.

« A l’EAG, Noël Le Graët était un excellent président »

– En fin de contrat à la Berrichonne, tu rejoins le club de l’En-Avant Guingamp où tu vas jouer durant deux saisons en Division 2. Tu vas participer à 54 matchs de championnat et lors de ta deuxième saison, tu vas connaître une nouvelle montée en Division 1 avec le club des Côtes-d’Armor. Peux-tu nous raconter ces deux belles années du côté du Roudourou? Pourquoi avoir quitté l’EAG alors que le club allait jouer en Division 1?

L’EAG me contacte et ayant un grand-père paternel d’origine bretonne, je me dis que cela serait plaisant de connaître les terres de mes ancêtres. De plus, Guingamp est une vraie ville de football, avec des gens passionnés qui te poussent. Je retrouve à l’EAG ce que j’avais connu à Alès ou Vallauris : un club familial avec un grand président en la personne de Noël Le Graët. Il tenait la baraque et n’hésitait pas à venir dans les vestiaires pour nous remettre dans le droit chemin quand il le fallait.

D’un point de vue sportif, nous faisons une première saison très intéressante, même si Francis Smerecki se fait limoger de son poste d’entraîneur et que Guy Lacombe le remplace. Nous finissons septième avec des joueurs dans l’effectif comme Jean-Pierre Papin, Gheorghe Mihali, Fabrice Fiorése, Marek Jozwiak ou Laurent Guyot. Personnellement, l’arrivée de Guy Lacombe fût un grand moment pour moi. Il m’a fait énormément progressé, même à vingt-neuf ans, que ça soit tactiquement ou techniquement, il était très pointu accompagné de son adjoint Eric Blahic.

La deuxième saison se passe à merveille et nous accrochons le wagon pour la première division. Malheureusement, à la suite d’une discussion avec l’entraîneur, je comprends que je jouerais moins à l’étage supérieur. Il m’a donc conseillé de partir à Ajaccio où je pourrais apporter mon expérience de la Division 2 sur l’Île de Beauté.

– Tu quittes donc Guingamp afin évoluer à l’AC Ajaccio en Division 2. Malgré des débuts difficiles, tu vas faire une assez bonne première saison. Par la suite, tu vas connaître davantage de difficultés l’année suivante malgré une nouvelle accession en Division 1 avec le club corse cette fois. Que retiens-tu de ces deux années passées sur l’Ile de Beauté? Comment expliques-tu tes difficultés lors de ton passage de l’EAG à l’ACA?

Inconsciemment, ma première saison à l’ACA fût la plus mauvaise de ma carrière. Je passais de Guingamp, un club structuré avec de superbes installations, à Ajaccio où nous nous entraînions sur un terrain sans herbe et non homologué et je me suis relâché. Je pense que je n’ai pas été assez humble en arrivant au club et je jouais sur mes acquis. Ca restera un grand regret de ma part de ne pas avoir rendu la confiance à Baptiste Gentili, l’entraîneur et au regretté président Moretti.

A l’ACA, j’ai eu la chance de côtoyer Rolland Courbis. C’est un entraîneur qui sait tirer le meilleur de ses joueurs et dont les causeries sont mythiques. Quelle chance j’ai eu de pouvoir assister à cela! (Rires)

« Avec le recul, je regrette d’avoir arrêter le football professionnel si tôt »

– Après l’arrêt de ta carrière professionnelle, tu vas évoluer dans des clubs amateurs (Lége-Cap-Ferret, FCB Arcachon, JS Saint-Jean Beaulieu). Pourquoi ce choix? Qu’est-ce que t’as apporté ces diverses expériences au niveau amateur?

A l’époque, c’était quasi-obligatoire d’arrêter le football entre trente-deux et trente-cinq ans. J’arrivais à trente-trois ans et j’ai pris la décision de terminer ma carrière professionnelle. Avec le recul, je pense avoir pris une mauvaise décision, car j’avais encore les jambes pour jouer et l’envie de me surpasser. Aujourd’hui, je conseille à tous les joueurs de quitter le monde professionnel le plus tard possible, afin de profiter au maximum de chaque minute passée sur les terrains.

J’ai vécu des expériences enrichissantes au niveau amateur, mais j’aurais bien aimé jouer au plus haut niveau pendant quatre-cinq ans encore.

– A la fin de ta carrière, tu crées la société Video Profile qui va permettre une innovation majeure dans le monde du football. Peux-tu nous expliquer son but?

Nous avons été la première entreprise au monde à créer des montages vidéos personnalisés dans le domaine du football. Selon les besoins des acteurs du football mondial (joueurs, entraîneurs, arbitres, etc…), nous leurs faisions des montages vidéos personnalisés qui permettaient de corriger leurs erreurs ou de les mettre en avant pour se montrer à un sponsor par exemple. Ces vidéos servaient aussi pour le recrutement de joueurs, grâce à des résumés de match ciblés sur un élément qui pouvait intéresser un club.

Nous avons travaillé pour plus de cent-cinquante clubs français et étrangers, ainsi qu’avec plus de trois-cent joueurs.

Cela m’a permis de rencontrer les meilleurs techniciens du monde ( Carlo Ancelotti , Arsène Wenger, José Mourinho, Zinedine Zidane, Laurent Blanc, Lucien Favre, Rudy Garcia, etc …) passionnés et passionnants, tous autant que les autres! Quelle fierté d’être à leurs côtés pour parler football!

Nicolas Baudoin - Cavani

– Aujourd’hui, tu travailles encore dans le milieu numérique avec My Coach.  Quel est ton rôle et quels sont tes objectifs dans le futur?

Je suis expert dans les logiciels numériques dans le monde sportif. Aujourd’hui, ma vie est faîte de rencontres : de présidents de fédération sportives, en passant par les clubs de football professionnel en passant par le joueur amateur de handball, je travaille avec énormément de personnes du milieu du sport. Par ces rencontres et ces discussions, j’essaie de trouver de nouveaux outils numériques afin d’apporter une vraie valeur ajoutée a leur discipline.

Toutes les semaines, je suis au contact des équipes de Ligue 1 qui viennent jouer à Nice ou à Monaco afin d’alimenter mon relationnel avec mes anciens coéquipiers ou joueurs avec qui j’ai travaillé auparavant.

– Hormis My Coach, as-tu d’autres activités sportives et professionnelles?

Bien sur! J’ai pratiqué ce magnifique sport de sable « le  Footvolley » de 2000 à 2011 et j’ai conclu cette aventure sportive en représentant la France avec mon coéquipier Patrick Ortega à la Coupe du Monde de Dubaï en 2011. Nous y avons obtenu une belle septième place.

Il y a quatre ans, je me suis mis  au squash et je suis actuellement 440ème joueur français! Tout ce que je fais, je le fais à fond! (Rires)

Chaque année, je fais aussi un triathlon. Cela me permet de me dépenser et de tout donner come je le faisais à l’époque sur le terrain.

– Quel est le joueur le plus drôle que tu as connu? Peux-tu nous citer une ou deux anecdotes

Franck Moulin. Je l’ai connu à Alès et Châteauroux et c’est le type de personne qui arrive le premier jour à l’entraînement en laissant sa voiture sur le parking et lorsqu’il part dans un autre club, il est capable d’oublier de la prendre avec lui car il ne l’a pas touché pendant un an. On l’appelait la voiture poubelle! (Rires)

– Quel est la plus grosse gueulante de vestiaire à laquelle tu as pu assister?

Celle de Rolland Courbis à la mi-temps d’un match avec Ajaccio. Je ne me souviens plus de l’adversaire, mais nous menions un à zéro et nous n’étions pas bons du tout. Il nous avait tellement soufflé dans les bronches qu’au final, nous avions gagné quatre à un.

L’autre causerie que je me souviens, est plus émouvante. C’est celle de Guy Lacombe lors du match face à Toulouse avec Guingamp, or Guy s’était fait virer la saison précédente du TFC et il était en pleurs dans les vestiaires lorsqu’il nous parlait.

– Quel est le joueur que tu as perdu de vue et que tu aimerais revoir?

Franck Moulin, c’est vraiment un super mec. Ce qui serait bien aussi, c’est que les anciens Castelroussins puissent se retrouver un de ces jours. Cela pourrait être sympathique de la part du club de faire cette démarche.

– Quels sont les joueurs qui t’ont le plus impressionné durant ta carrière?

Laurent Blanc, Raï, Ronaldinho, Stéphane Dalmat, Jean-Pierre Papin, George Weah, Sabri Lamouchi, Ferdinand Coly, Fabrice Fiorése, Marco Simone et Cédric Barbosa.

– Quels sont tes meilleurs amis issus du monde du football?

Hervé Renard, Alain Ravera, Laurent Guyot , Hervé Alicarte, Nordine Mouka, Nicolas Weber, Eric Abidal, Cédric Barbosa, Cyril Cassese

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

Continuez à suivre ce Blog et à vivre le football comme une vrai passion. Respectez les footballeurs, car ce sont des hommes avant tout et surtout, soyez positif en croquant la vie  à chaque seconde. Vive le sport! Vive le football et vive le Blog de Jayjay !!

JayjayLE KESTU2VIENS AVEC NICOLAS BAUDOIN

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