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LE KESTU2VIENS AVEC DEMETRIUS FERREIRA

C’est de son Brésil natal que j’ai eu le plaisir de converser avec Demetrius Ferreira. L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille a gentiment accepté de revenir sur ses débuts dans le football au Brésil et sur sa carrière de joueur en France.

Dans un français impeccable, le très sympathique brésilien a aussi pu parler des nombreux joueurs qu’il a connus durant sa vie de footballeur et de sa reconversion actuelle.

Un entretien plein d’humilité et d’anecdotes avec l’un des meilleurs latéral droit du championnat de France dans les années 2000, pour le plus grand plaisir des lecteurs du Blog de Jayjay.

SUR SA CARRIÈRE :

– Bonjour Demetrius, natif de Sao Paulo, tu commences l’apprentissage du football au Brésil et gravis les échelons dans les équipes de jeunes jusqu’à l’intégration de l’effectif professionnel du club de Palmeiras. Peux-tu nous raconter cette période de ta carrière?

Au Brésil, j’ai tout d’abord débuté par le futsal que j’ai pratiqué pendant huit ans. Puis, j’ai commencé le football en club à Palmeiras, où j’ai évolué durant cinq ans. J’ai évolué dans les équipes de jeunes et j’ai intégré le groupe professionnel à l’âge de dix-neuf ans.

A Palmeiras, j’ai eu le plaisir d’évoluer avec de grands noms du football brésilien : Roberto Carlos, Cesar Sampaio, Antonio Carlos, Kleber, Mazinho. Cela m’a permis de progresser au contact de ces grands joueurs . L’année suivante, le club à recruter des joueurs comme Cafu, Rivaldo et c’était vraiment une grande époque pour le club.

– Après cela, tu vas évoluer durant quatre autres saisons au Brésil et connaître deux clubs différents (XV Piracicaba et Guarani). Que peux-tu nous dire sur ces deux différentes expériences dans ton pays de naissance?

En manque de temps de jeu à Palmeiras, je rejoins Piracicaba. Je deviens champion de Troisième Division au Brésil, puis je signe à Guarani en Première Division Brésilienne où je reste un an et demi.

Cela reste des bons souvenirs qui m’ont fait progresser et gagner en expérience.

– Puis tu quittes le Brésil et rejoins l’AS Nancy Lorraine qui évolue en première division. Comment s’est déroulé ton transfert à l’ASNL? Quels étaient tes objectifs en rejoignant le championnat de France?

Aller en France n’était pas forcément un objectif pour moi. C’est arrivé comme cela et évoluer en Division 1 était un challenge assez intéressant.

Je suis prêté un an au club lorrain et au bout de six mois l’ASNL m’achète à TAM, une compagnie aérienne à qui j’appartenais.

– Tes débuts en Lorraine se passe très bien et dés ta première année à l’ASNL, tu disputes 27 rencontres de première division. Comment expliques-tu une adaptation aussi rapide de ta part? Quelles sont les personnes au club qui t’ont aidé dans ce sens?

C’était difficile de m’adapter à ma nouvelle vie en France. Heureusement, je suis arrivé à Nancy en été, car le climat en hiver était très dur pour un Brésilien.

J’avais énormément envie de réussir et c’est ce qui m’a permis de rester au club. Les deux présidents du club Jacques Rousselot et Gérard Parentin m’ont beaucoup aidé à ce moment-là. J’étais aussi très proche de mon coéquipier Pablo Correa qui parlait espagnol et qui a joué un grand rôle dans mon adaptation.

– Tu vas rester deux saisons à Nancy, que retiens-tu de ces deux années en Lorraine?

Pour ma première expérience hors du Brésil, c’était important de réussir. Au niveau personnel, je suis très satisfait de mon passage dans ce club familial avec des gens au sein et à l’extérieur du club qui sont exceptionnels.

Sportivement, j’ai passé deux belles saisons en Lorraine, même si la deuxième saison, le club sera relégué en deuxième division.

– Après ces deux années à l’ASNL, tu vas prendre la direction de la Corse et du SCBastia. Qu’est-ce qui t’a convaincu de signer du côté du Sporting?

Je ne connaissais pas du tout la Corse. Le président du club m’appelle alors que j’étais en vacances au Brésil et il m’invite à venir sur l’Ile de beauté afin de constater que la Corse ressemble au Brésil et que je me sentirais bien dans ce club. De plus, sportivement, j’avais la possibilité de rester en Ligue 1, c’était un challenge très excitant.

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« J’aurais aimé connaître la Coupe d’Europe au Stade Furiani »

– Tu vas passer quatre années en Corse où tu vas devenir l’un des meilleurs arrière droit du championnat. Quels souvenirs gardes-tu de ces belles années au SCB? Penses-tu que ce sont les plus belles années de ta carrière?

Ce ne sont peut-être pas les plus belles de ma carrière, mais elle reste par contre comme les plus importantes. Cela faisait deux saisons que j’évoluais en France et c’était le moment de concrétiser les attentes en montrant tout mon potentiel.

J’ai passé de très bons moments au niveau sportif et humain. Malheureusement, nous ne sommes jamais arrivés à nous qualifier pour une compétition européenne. Pourtant, lors de la saison 2002/2003, nous avions un effectif impressionnant, avec des joueurs comme Michael Essien, Florian Maurice, Lilian Laslandes, Jocelyn Gourvennec. Cela restera un regret de ne pas avoir connu la Coupe d’Europe au Stade Furiani.

– Tu décides de rejoindre l’Olympique de Marseille durant le mercato d’hiver de la saison 2003/04. Pourquoi avoir quitté le SC Bastia? Pourquoi avoir choisi l’Olympique de Marseille? As-tu reçu des offres d’autres clubs?

J’étais en contact très avancé avec le FC Nantes, je commençais à parler de mon salaire et j’allais finaliser le transfert lorsque l’Olympique de Marseille a pris contact avec mon agent.

A Nantes, j’avais un contrat de quatre ans qui m’attendait, tandis qu’à l’OM, José Anigo me proposait un contrat de six mois seulement. La différence c’est que l’OM jouait une Coupe d’Europe et même si je prenais le risque de ne signer que six mois, c’était une très belle opportunité pour moi.

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« Le parcours en Coupe de l’UEFA lors de ma première saison restera un excellent souvenir »

– A l’OM, tu vas rester trois saisons qui vont s’avérer assez réussi. Comment qualifierais-tu ton expérience marseillaise? Quel est ton meilleur souvenir du côté de la Canebière?

Ce fût très enrichissant, dans une ville de passionnés. L’ambiance au Stade Vélodrome est exceptionnelle et j’ai vécu des choses merveilleuses.

Dès la première année, nous arrivons en finale de la Coupe de l’UEFA et malgré la défaite face à Valence, je pense que cela reste le meilleur souvenir de mon passage sur la Canebière.

– Tu vas faire le choix de partir de l’OM pour aller à Troyes, qui est en Ligue 1. Que peux-tu nous dire sur ta saison dans l’Aube? As-tu des regrets d’avoir quitté l’OM?

 J’ai eu une discussion avec les dirigeants de l’OM qui voulaient que je reste, mais à la condition que je baisse mon salaire. Je n’ai pas été d’accord et c’est vrai qu’aujourd’hui avec le recul, j’aurais pu baisser mon salaire pour rester au club sachant que le club était en manque d’arrière droit deux saisons plus tard.

A l’époque, c’était un bon choix pour moi d’aller à Troyes. Nous avions une belle équipe, mais nous sommes descendus car nous ne marquions pas assez de buts. Dans le jeu, nous étions au niveau, mais malheureusement, nous avions un gros problème dans la finition.

Après cette année dans l’Aube et malgré des contacts avec Auxerre, je prends la décision d’arrêter ma carrière professionnelle.

SUR LES JOUEURS QU’IL A CÔTOYÉS :

– Quel est le joueur qui t’as le plus impressionné?

Michael Essien qui évoluait avec moi à Bastia. C’était un joueur phénoménal. Pourtant, j’ai évolué avec Franck Ribéry et Didier Drogba, mais dans l’ensemble c’est Essien qui m’a fait la plus forte impression.

– Avec quels anciens coéquipiers as-tu gardé contact?

J’ai gardé contact avec Edmilson, l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais. J’ai aussi souvent Michael Essien au téléphone.

« Roberto Carlos était toujours de bonne humeur et il était très drôle »

– Quels sont les joueurs les plus drôles avec qui tu as joué? Peux-tu nous citer une anecdote à ce sujet?

C’est Roberto Carlos. Il était tout le temps de bonne humeur. Une fois, à l’entraînement, il a tiré un coup-franc et c’était un joueur dans les cages. Il a tiré si fort qu’il a cassé le bras du gars en question. Ça l’a fait rigoler!

– Peux-tu nous raconter la plus grosse gueulante de vestiaire a laquelle tu as assisté?

C’était à Palmeiras, lorsque l’entraîneur était Vanderlei Luxemburgo. A la mi-temps d’un match où nous passions à côté de la rencontre, il est rentré dans le vestiaire et a tout cassé en hurlant. Autant te dire que nous avions gagné le match avec une superbe deuxième mi-temps.

– Quels sont les joueurs les plus physiques que tu as connus durant ta carrière?

Mahamadou Diarra et Michael Essien étaient des vrais monstres physiques, ils étaient impressionnants!

– Quel est le joueur qui t’as donné le plus de mal durant ta carrière?

Sonny Anderson. Rapidité, sens du but, malice, un très grand attaquant.

– Où en es-tu au niveau sportif et professionnel?

Je vis à Sao Paolo et j’étais secrétaire des sports durant quatre ans. Maintenant, j’essaie de tisser des relations avec les clubs français pour repérer des talents brésiliens et les leurs proposer.

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

Bonne continuation au Blog de Jayjay. Continuez à suivre et à aimer le football, car c’est un sport qui nous apporte tellement d’émotion et de joie.

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