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Le Kestu2viens avec Luc Sonor

La première interview de l’année sera celle d’un grand défenseur français des années 1990. S’entretenir avec Luc Sonor, c’est se remémorer le football d’il y a trente ans. L’époque où le FC Metz éliminait le FC Barcelone en Coupe d’Europe, tandis qu’Arsène Wenger prenait les rênes de l’AS Monaco.

Ma rencontre avec l’ancien international français fût un excellent moment. D’une extrême gentillesse et très heureux de replonger dans ses souvenirs, le natif de Basse-Terre en Guadeloupe a accepté de parler de son enfance, de ses débuts au FC Metz et de son superbe parcours à l’AS Monaco.

Un très bel entretien avec l’actuel entraîneur du Club des Internationaux de Football (CIF) pour le plus grand bonheur des lecteurs du Blog de Jayjay.

SUR SA CARRIÈRE :

– Bonjour Luc, tu débutes le football en Guadeloupe, sur ton île de naissance. Ce n’est qu’ à 13 ans que tu vas rejoindre l’Hexagone. Peux-tu nous raconter tes débuts en tant que footballeur? Comment s’est passé ce départ pour la Métropole?

Je suis de Saint-Claude, une petite commune de Guadeloupe et il y avait peu de chance que je me fasse repéré dans la rue. J’ai eu la chance que Michel Charlot, un recruteur de Sedan, voit un de mes matchs et veuille me faire venir immédiatement en métropole.

Ce choix a été difficile pour ma mère, car nous ne savions même pas où était Sedan! Cependant, c’était une opportunité à ne pas rater et je suis donc parti en France pour la première fois. J’arrive à Paris et je vois la Tour Eiffel, les Champs-Elysées, tout était magnifique! Je pensais rester là et je m’en réjouissais (Rires).

Malheureusement, après des heures de voiture, j’arrive à Sedan et je ne comprends pas ce qui m’arrive! Je suis en pleurs et dis à mon tuteur que je veux rentrer en Guadeloupe! Il me fait comprendre que cela va être difficile et que je dois lui faire confiance.

– A ton arrivée en France, tu vas rejoindre le centre de formation de Sedan, puis celui du FC Metz. Que peux-tu nous dire sur ta difficile adaptation à Sedan? Comment peux-tu décrire tes années de formation au sein de ces deux clubs?

Je suis interne dans un premier temps et je ne joue pas dans le club de Sedan, mais à Auvilliers-les-Forges, un petit club des Ardennes avec lequel je fais des excellentes prestations. Le président du club a appelé le CSSA pour que je signe chez eux et j’ai signé chez les jeunes où je suis resté durant deux ans.

La chance que j’ai eue, c’est que j’étais retenu dans la sélection Nord-Est, ce qui m’a permis d’être convoqué en équipe de France minime. Je côtoyais des joueurs come Laurent Paganelli, Michel Der Zakarian, Daniel Bravo, Jean-Marc Ferreri, Christian Perez et c’est ce qui m’a fait rester à Sedan. Je dois avouer que dès la première saison, je voulais partir de Sedan, je n’arrivais pas à m’acclimater. J’ai vécu des moments très difficiles.

Mon tuteur voit bien que je ne suis pas épanoui et il me fait passer des tests dans de nombreux clubs. Il faut savoir qu’avant que Metz me recrute, j’ai été refusé par de nombreux clubs comme Lyon, Monaco, Bordeaux.

A Metz, j’ai été traité comme si j’étais leur enfant avec notamment Carlo Molinari et Marcel Husson qui veillaient sur moi. J’avais tout pour m’épanouir.

Le seul souci au FC Metz venait du fait que j’étais interne dans un chalet perdu dans les bois où il n’y avait rien à faire. Or, le week-end, mes coéquipiers rentraient chez eux et je restais tout seul dans cette maison, même ceux qui s’occupaient de nous rentraient à leurs domiciles.

J’ai vécu l’enfer pendant cette période. Jusqu’au jour où je suis allé voir Mr Molinari pour lui demander qu’il me trouve une maison pour y habiter avec d’autres joueurs, il a accepté et à partir de là, j’ai pu me consacrer uniquement au ballon rond.

– A l’âge de 17 ans, tu vas connaître ta première apparition en Division 1 avec le FC Metz. Quels souvenirs gardes-tu de ce moment si important dans la carrière d’un footballeur professionnel? Quels sont les joueurs qui t’ont le plus aidé dans la préparation de cette rencontre?

Je pourrais citer toute l’équipe de l’époque car il n’y a pas un joueur qui ne m’a pas aidé. J’évoluais avec des joueurs comme Patrick Battiston, Philippe Mahut, Pascal Raspollini, c’était extraordinaire.

Je me souviens de ma première apparition en professionnel comme si c’était hier. Marc Rastoll, l’entraîneur du FC Metz a l’époque me demande de me préparer car je suis dans l’équipe pour jouer le samedi. C’était un rêve qui se réalisait.

– Au sein du club de la Moselle, tu prends tes marques et deviens un titulaire indiscutable. Tes qualités physiques et techniques te permettent d’évoluer à tous les postes de la défense grenat. Comment expliques-tu cette polyvalence assez facile pour toi? Selon toi, est-ce que cela t’a servi ou desservi tout au long de ta carrière?

Sans aucune hésitation, ma polyvalence m’a servi. Il faut savoir que lorsque j’évolue à Metz au tout début, je joue comme ailier droit. Puis un jour, Henry Kasperczak m’explique que l’équipe est au complet et qu’il ne peut pas m’aligner en attaque. Il me demande si je me sens capable d’évoluer en milieu défensif face à Lille, en étant au marquage de Didier Simon qui était un des meilleurs meneurs de jeu français de l’époque. J’étais jeune et du moment que je jouais, j’étais heureux. J’ai donc accepté et je m’en suis tellement bien sorti, que l’entraîneur a renouvelé l’expérience.

Par la suite, chaque fois qu’il manquait un joueur à un poste, c’était moi qu’on mettait! (Rires)

– Tu vas passer sept saisons au FC Metz, avec notamment une victoire en Coupe de France lors de la saison 1983/84. Que retiens-tu de ces formidables années sous le maillot messin? As-tu des regrets sur cette période de ta carrière?

J’ai gagné la Coupe Gambardella et la Coupe de France avec ce club que j’adore et que je continue d’aimer aujourd’hui encore. J’ai aussi participé à l’un des plus grands exploits d’un club français en Coupe d’Europe avec la confrontation face au FC Barcelone. Nous perdons le match aller quatre à deux à domicile, mais nous nous imposons quatre buts à un au Nou Camp et nous éliminons le grand FC Barcelone. Magique!

J’ai juste un regret au niveau collectif. Lors de la saison 1983/84, lorsque nous éliminons le FC Barcelone en seizième de finale de la Coupe des Coupes, certains joueurs n’avaient pas été satisfaits de la prime que nous avions touchée pour cette victoire. Le tour suivant, nous rencontrons le Dynamo Dresde et ces joueurs ont fait grève. Ils n’ont pas joué le match retour pour manifester leur colère contre les dirigeants du club. Nous avions été éliminé, alors que je reste persuadé qu’avec eux, nous nous serions qualifiés.Hormis cela, je ne regrette rien et je ne retiens que du bonheur.

« Je ne voulais pas aller à Monaco, mon premier choix était de jouer pour le Paris Saint-Germain »

 – Lors de la saison 1986/87, tu prends la direction de l’AS Monaco. Pourquoi avoir choisi l’ASM? As-tu reçu des offres d’autres clubs?

J’avais des propositions du Paris Saint-Germain, du Racing, de Bordeaux, de Lyon et de Monaco. Il faut savoir que je ne voulais pas aller à l’AS Monaco, mon premier choix était de signer au Paris Saint-Germain qui me voulait depuis trois saisons. Mon père ne voulait pas que j’y aille, il me disait que ce n’était pas une ville pour un Antillais car j’allais trop faire la fête (Rires). Il y a deux choses qui ont fait la différence dans mon choix de club.

La première c’est une discussion avec Carlo Molinari. Je lui ai demandé quelle était l’équipe qui lui proposait le plus d’argent pour mon transfert et il m’a répondu l’AS Monaco.

La deuxième chose, c’est un coup de téléphone d’Arsène Wenger. A l’époque, il était l’entraîneur de Nancy et m’a certifié que l’année suivante, il allait devenir celui de l’AS Monaco. Il m’a appelé en me disant qu’il voulait que je vienne à Monaco et qu’il ferait de moi un international.

Même si je ne voulais pas quitter Metz car j’étais tombé amoureux de la ville, du club, j’ai pris la direction de Monaco car cela permettait au club de Molinari de récupérer pas mal d’argent.

– Tu vas éprouver des difficultés à tes débuts sur le Rocher. Tu t’imposeras en milieu de saison en tant que titulaire au sein de la défense monégasque. Comment s’est passée ton adaptation? De quels joueurs étais-tu le plus proche?

J’arrive dans un club où il n’y a que des internationaux. Je connais déjà Daniel Bravo que j’ai côtoyé en équipe de France minimes et je croise mon idole, Manuel Amoros, avec qui je vais m’entraîner tous les jours.

J’ai eu beaucoup de mal durant les premiers mois à m’habituer à ma nouvelle vie sur le Rocher. Que ça soit avec mes nouveaux coéquipiers ou avec l’environnement, je trouvais cela trop luxueux et ce n’était pas ce qui me correspondait. J’ai dit à mes partenaires que je voulais rentrer à Metz, ils m’ont répondu que j’étais malade, que j’étais à Monaco et que je devais mesurer la chance que j’avais.

Lors de ma première saison, c’est Stefan Kovacs qui est l’entraîneur et qui me fait évoluer au poste de stoppeur. Il ne me calcule pas de la saison, me prend pour de la merde et ne parle qu’aux joueurs internationaux.

 « Pour moi, Arsène Wenger a révolutionné le football français »

 – Au sein d’un groupe de grande qualité, tu vas obtenir un titre de champion de France durant la saison 1987/88. Que peux-tu nous dire sur cette magnifique année? Quelles étaient les forces de l’AS Monaco?

Comme il m’avait promis par téléphone, Arsène Wenger devient l’entraîneur de l’ASM. Immédiatement il me replace en tant qu’arrière latéral, où je me sentais le plus à l’aise et je prends énormément de plaisir à jouer.

Nous étions en rivalité avec l’OM de Bernard Tapie et il était difficile de prouver systématiquement que nous étions un grand club. La force de Monaco à cette époque, c’est le recrutement de Wenger, il va révolutionner le football français.

Il est allé chercher deux joueurs anglais méconnus en France, chose qui ne se faisait pas du tout à cette période et cela a changé notre façon de jouer. Pourtant, les Anglais n’étaient pas Lorsque j’ai vu Glenn Hoddle et Mark Hateley évoluer lors de leurs premiers entraînements, j’ai compris que nous pouvions faire de grandes choses.

Nous avions un système de jeu basé sur l’attaque, avec des latéraux qui étaient très offensifs.

Luc Sonor 3

– Au cours de tes années monégasques, lors de la saison 1991/92, tu vas disputer la finale perdue de la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe face au Werder Brême. Peux-tu nous parler de cette épopée européenne et de cette finale? Cette défaite est-elle le plus mauvais souvenir de ta carrière?

Pour deux raisons, cette défaite est le plus mauvais souvenir de ma carrière. Déjà, lorsqu’on joue une finale, c’est pour la gagner et là malheureusement nous l’avons perdu deux buts à zéro avec l’impression de ne pas l’avoir jouée.

La deuxième chose, c’est le drame qui se passe en France, la veille de cette rencontre. Nous étions à l’hôtel avec mes coéquipiers lorsqu’on nous annonce l’effondrement d’une tribune du Stade Furiani lors de la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et l’OM. Psychologiquement, nous sommes sous le choc avec un sentiment d’impuissance pour nos compatriotes qui ont laissé leurs vies pour un match de football. Nous n’avions pas perdu à cause de cela, mais ce n’était pas la meilleure des préparations.

Je vais t’avouer quelque chose, c’est le seul match que je n’ai jamais revu de ma vie, tellement que j’en garde un mauvais souvenir.

– Hormis les titres obtenus, quels sont tes meilleurs moments passés à l’AS Monaco?

Hormis la première année où j’ai eu du mal avec l’entraîneur, je me suis régalé à jouer à l’ASM. Il faut savoir que chaque année, nous nous sommes qualifiés pour une Coupe d’Europe, ce qui me rend très fier d’avoir porté ce maillot.

J’ai gardé un très bon souvenir de nos confrontations européennes et des joueurs de classe avec qui j’ai joué, mais aussi ceux que j’ai rencontrés. J’ai joué cinq ans avec Georges Weah et ce gars est devenu président du Libéria, c’est énorme quand même! (Rires)

Ce que je retiens aussi, c’est la complicité que nous avions avec la famille princière qui était quelque chose de fabuleux.

– Grâce à tes bonnes performances en Principauté, tu vas intégrer l’Equipe de France. Tu comptes neuf sélections avec les tricolores. Comment as-tu appris ta première sélection? Comment s’est-elle passée? Quelles sont tes plus beaux souvenirs avec ce maillot sur le dos?

J’ai vécu ma première sélection en 1987, lors d’un match face à la Norvège où nous faisons match nul.

C’est Henri Michel qui me convoque et à l’époque je venais d’avoir ma fille. Je rentrais à la maison et je vois mon père qui m’accueille avec un grand sourire, je lui demande ce qu’il lui arrive et il me répond que je suis convoqué en équipe de France. Je deviens fou de joie, car à l’époque, à mon poste, il y avait du monde : William Ayache, Manuel Amoros, Patrick Battiston, Jean-Christophe Thouvenel, Eric Di Meco et c’est moi que le sélectionneur choisit!

Cette annonce m’a fait immédiatement penser à ce que m’avait dit Arsène Wenger au téléphone, qu’il ferait de moi un international.

Même si je n’ai pas connu la meilleure époque de l’équipe de France, je suis tout de même content de mon parcours. Il aurait pu être beaucoup mieux et tout cela à cause d’un seul match : le Chypre-France de 1988. Il nous fallait une victoire pour aller à la Coupe du Monde 1990 et nous faisons match nul, ce qui nous empêche de nous qualifier.

A la suite de cette rencontre, Henri Michel est viré et c’est Michel Platini qui prend le poste. J’ai le tort de critiquer Platini et je ne serais plus sélectionné après cela.

SUR SA RECONVERSION :

 « Je me sens prêt à prendre les rênes d’une équipe professionnelle »

 – Après ta carrière de joueur, tu as endossé le rôle d’entraîneur-adjoint à l’US Créteil et à l’AS Saint-Etienne. Peux-tu nous raconter ces deux expériences? Souhaiterais-tu retenter ta chance en tant qu’adjoint ou entraineur principal?

Je suis arrivé à Créteil d’une façon particulière. Alain Afflelou, qui était un des sponsors principaux de l’AS Monaco, m’annonce qu’il va reprendre le club de Créteil et qu’il veut que je vienne avec lui. Je n’avais que trente-sept ans et j’étais en train de passer mes diplômes d’entraîneur. J’ai beaucoup réfléchi et j’ai accepté sa proposition.

Il m’a confié l’équipe réserve avec qui j’avais de très bons résultats, mais au bout de six mois, Afflelou m’annonce qu’il va virer Gernot Rohr, l’entraîneur principal et que je vais le remplacer. Le problème c’est que je ne m’en sentais pas capable et après une discussion avec Afflelou, nous prenons la décision d’engager un entraîneur principal.

C’est ainsi que j’appelle Laurent Roussey, que j’avais connu dans les équipes de jeunes, pour lui proposer le poste. Il accepte, mais demande à Afflelou que je devienne son adjoint.

C’est pour cela que quand Laurent devient l’entraîneur de Saint-Etienne, il me propose le poste d’entraîneur-adjoint.

Maintenant, je serais prêt à prendre les rênes d’un club professionnel et j’ai d’ailleurs tenté ma chance avec le FC Metz, lorsque Philippe Hinschberger s’est fait évincé. Malheureusement, cela n’a pas marché, mais ce n’est pas grave, je continue à chercher.

– Après ton expérience à Créteil, tu vas faire tes premiers pas à la télévision et devenir consultant pour Canal +. Comment s’est réalisée cette nouvelle expérience? Que retiens-tu de ces années passées sur la chaîne cryptée?

C’est Lucien Dabila, qui était à Canal +, qui m’appelle et me demande de venir faire un essai, car il trouvait que je m’exprimais bien lors des interviews. L’essai fût concluant et j’ai commencé cette belle aventure qui a duré onze ans.

J’ai vécu énormément de choses là-bas, j’ai même failli y laisser ma vie lors de mon accident de voiture avec Alexandre Ruiz en 2005. L’époque de Canal + fût très enrichissante et je serais d’ailleurs ravi de retrouver un rôle de consultant à la télévision.

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– Avec Daniel Rodighiero, tu es l’entraineur du Club des Internationaux Français (CIF). Peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste? Etait-ce un souhait de ta part, de rester dans le milieu du football après ta carrière?  

Le CIF vient en aide aux joueurs qui sont en difficulté dans leurs nouvelles vies et aide à sortir de l’ombre d’anciens internationaux qui ont souvent de gros problèmes financiers.

Un jour, René Charrier me demande si je veux venir jouer avec le CIF. Comme je n’avais pas fait mon jubilé, nous décidons de l’organiser en Guadeloupe avec le CIF et cela a permis à des joueurs de profiter du voyage dans mon île de naissance.

Après une discussion avec Daniel Rodighiero, je décide de l’aider dans sa tâche et je prends deviens l’entraîneur du CIF.

SUR LES JOUEURS QU’IL A COTOYES :

 – Quels sont les coéquipiers qui t’ont le plus impressionné?

Glenn Hoddle. C’était un monstre. Il avait des yeux dans le dos et une technique incroyable. A Monaco, on lui disait : « C’est pas possible, tu n’es pas anglais! » (Rires).

Il y a aussi Ramon Diaz et Youri Djorkaeff aussi qui était très adroit devant les cages adverses. Sans oublier, Manuel Amoros, c’était mon idole. Jusqu’à aujourd’hui, je ne vois pas de meilleurs arrières latéraux français que lui.

– Quels sont les adversaires qui t’ont donné le plus de mal?

David Ginola. Lui, il m’a gonflé! (Rires) Il avait peur de rien avec une technique incroyable et physiquement costaud.

 « Un peu comme Neymar aujourd’hui, Chris Waddle manquait de respect sur un terrain »

 – Quel est l’adversaire avec qui tu t’es le plus « chauffé »?

Chris Waddle. Il manquait trop de respect ce gars-là. Pourtant, c’est un gars super gentil avec qui j’ai eu l’occasion de discuter par la suite, mais sur un terrain il avait la mauvaise habitude de chambrer.

Il était à l’image d’un Neymar aujourd’hui. Seulement, quand tu te fais humilier devant des millions de personnes, tu réponds par ton impact physique.

 – Quels sont les joueurs les plus drôles avec qui tu as joué? Peux-tu nous raconter une ou deux anecdotes à ce sujet?

Marcel Dib me faisait rire avec son accent marseillais.

J’ai une anecdote sur Youssouf Fofana, qui m’a fait mourir de rire lors d’un déplacement à Laval. Nous étions en plein hiver et Arsene Wenger demande à Youssouf d’aller s’échauffer. Youssouf le regarde et lui dit « Coach, je ne peux pas, j’ai les pieds qui sont congelés et je ne peux pas me lever du banc » (Rires). Du coup, il est resté sur le banc (Rires)

– Quel est la plus grosse gueulante de vestiaires à laquelle tu as assisté?

C’était à Monaco, entre Bruno Bellone et Soren Lerby.

Pendant un entraînement, Lerby fait un petit pont à Bellone. Il faut savoir que Soren Lerby était une star au Danemark et qu’il avait tendance à frimer ou chambrer depuis son arrivée à l’ASM.

Le problème c’est que Bellone, il est adorable, mais quand les plombs sautent, il ne fait pas semblant. Or, dans les vestiaires, Lerby est venu chambrer Bellone en lui disant « petit pont » et en rigolant. C’est parti en sucette et nous avions été obligé de les séparer, car ils en venaient aux mains.

– Avec quel ancien coéquipier irais-tu sur une ile déserte?

Marcel Dib. C’est un démerdeur lui! Il peut te trouver quelque chose à manger sur une île! (Rires)

 – Quel est le joueur que tu as perdu de vue et que tu aimerais revoir aujourd’hui? A l’inverse quel est celui qui ne te manques pas du tout?

Celui qui me manque le plus, c’est Jules Bocandé. C’était comme mon frère lorsque nous évoluions au FC Metz. C’est énorme ce qu’on a vécu ensemble et il me manque profondément.

Gérard Banide, que j’ai eu comme entraîneur à Monaco, ne me manque pas du tout par contre.

– Un dernier mot pour les lecteurs du Blog de Jayjay?

Continuez à suivre ce blog très intéressant. Jayjay est une personne pertinente et qui j’espère ira très loin, car elle le mérite

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